La rupture conventionnelle montre encore ses limites
Par Stéphane Boudin le samedi 15 novembre 2008, 00:36 - Droit du travail - Lien permanent
... Et ce n'est pas malheureusement pas fini. J'avais déjà évoqué dans un précédent article les méfaits de ce nouveau mode de rupture dans ce qu'il a de plus paradoxal, les mesures tendant en principe à protéger le consentement du salarié allant parfois à l'encontre de son objectif premier : obtenir la rupture de son contrat de travail rapidement tout en bénéficiant d'une indemnité de rupture et surtout de la garantie de l'assurance chômage.
L'une des premières décisions sur le sujet d'un Conseil de Prud'hommes de province, en l'occurrence celui de Valence, illustre parfaitement les craintes exprimées par les juristes éclairés à l'encontre de la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008.
La situation de la pauvre salariée de cette affaire prêterait à rire, tellement elle se révèle ubuesque, si elle ne démontrait pas, encore une fois, le gouffre existant entre l'objectif prétendument affiché d'un texte de loi et les conséquences réelles de son application sur les principaux intéressés.
Reprenons plus en détail les faits de l'espèce, rappelé dans le jugement du Conseil de Prud'hommes de Valence du 14 octobre 2008, section Industrie, n° F08/00501 dont vous pourrez trouver un commentaire notamment dans la Semaine Sociale Lamy.
J'ai mentionné en italique mes précisions et remarques.
Madame X travaillait depuis le 9 juillet 1979 en qualité d’ouvrière de production chez Cheddite France. Dès la publication de la loi au Journal Officiel, elle a sollicité la direction de la société en lui exprimant sa volonté de quitter l’entreprise. Deux entretiens ont eu lieu les 30 juin et 11 juillet 2008 en vue d’établir l’accord de principe sur les modalités de la rupture de son contrat de travail.
Le 29 juillet 2008, en l’absence de rétractation de l’une ou l’autre des parties, la demande d’homologation de la convention a été adressée à la direction départementale du travail qui l'a refusée au motif que l'indemnité de rupture était insuffisante car elle ne respectait pas le minimum imposé par l'article L. 1237-13 nouveau du Code du travail qui dispose que "l'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement".
Rappelons le calcul de cette indemnité, prévue par l'article R. 1234-2 nouveau du Code du travail et que j'avais détaillé dans cet article : 1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent 2/15 de mois de salaire par année d’ancienneté au-delà de 10 ans.
Rappelons enfin que ce mode de calcul constitue la norme depuis l'entrée en vigueur du décret d’application du 18 juillet 2008, soit le lendemain de sa publication au Journal Officiel, le 19 juillet 2008.
Malgré un recours gracieux de Madame X, la DDTE a confirmé sa position.
Madame X a donc saisi le 11 août le Conseil de Prud'hommes de Valence en vue d’obtenir "l’infirmation de la décision administrative de refus d’une homologation de rupture conventionnelle intervenue entre les parties selon les modalités expresses de l’accord qu’elles ont signé le 11 juillet".
A l'appui de sa demande, Madame X a contesté que l’autorité administrative puisse refuser une homologation à laquelle elle a expressément consenti. De son côté, la DDTE rappelle que la salariée ne peut être indemnisée en dessous du plancher prévue par la loi. L'employeur lui a en effet consenti une indemnité de rupture à hauteur de 9500 euros alors que pour l’administration, elle était en droit de recevoir 18770 euros.
Pour apprécier l'exactitude du montant prévue au titre de l'indemnité de rupture, l'autorité administrative doit nécessairement se placer au jour de la rupture du contrat de travail. C'est en effet le fait juridique générateur du versement de l'indemnité. Sans rupture, pas d'indemnité de rupture.
La lettre circulaire de l'ACOSS (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale qui est la caisse nationale des Urssaf) n° 2008-081 du 16 octobre 2008 précise à ce propos que "la date de la rupture du contrat de travail ne peut intervenir avant le lendemain de l’homologation de la convention par l’autorité administrative compétente, […] la validité de la convention étant subordonnée à son homologation".
En résumé, pour qu'il y ait versement de l'indemnité, il faut qu'il y ait rupture et pour qu'il y ait rupture, il faut que la convention (de rupture) soit reconnue valide et pour qu'elle le soit, il faut, soit une homologation explicite par la DDTE dans un délai de quinze jours ouvrables à compter de la réception de la demande, soit une homologation implicite (c'est à dire un silence de la DDTE pendant ce délai minimum de quinze jours).
En tout état de cause, en l'espèce, la date de rupture ne pouvait intervenir que postérieurement au 29 juillet 2008.Contre toute attente (enfin pas tant que ça quand on "pratique" la juridiction), le Conseil de Prud'hommes a considéré que "après avoir constaté que Madame X avait été clairement informée du montant de l’indemnité auquel elle pouvait prétendre, la SA Cheddite n’aurait à verser que la somme convenue en application des textes applicables au jour de la signature de l’accord, soit le 11 juillet 2008".
Il y a là une difficulté juridique certaine. En effet, à côté du problème de la date retenue pour apprécier le montant de l'indemnité, le Conseil de Prud'hommes fait fi d'un article du Code du travail très important : l'article L.1231-4 qui dispose que "l’employeur et le salarié ne peuvent renoncer par avance au droit de se prévaloir des règles prévues par le présent titre" (le présent titre en question étant celui sur la rupture du contrat de travail qui contient également les dispositions sur la rupture conventionnelle. Ainsi, en prenant une telle décision en apparence en faveur de la salariée, le Conseil viole manifestement la loi.
La possibilité d'un appel de l'autorité administrative reste pour l'instant toujours ouverte, le délai d'appel n'étant pas encore expirée au jour de la rédaction du présent article.
De mon point de vue (et pour arrêter l'italique), nous nous retrouvons encore une fois dans une situation paradoxale dans laquelle les mesures protectrices du salarié, très contraignantes (délai de rétractation et procédure d'homologation par la DDTE après transmission de la convention de rupture) se retournent contre lui en ayant l'effet inverse : c'est à dire l'empêcher de rompre son contrat de travail aux conditions qu'il souhaite.
Nul doute que si cette affaire est examinée par la Cour d'Appel, cette dernière se verra contrainte d'infirmer le jugement du Conseil de Prud'hommes et de confirmer la décision de refus d'homologation de la DDTE. Les règles protectrices de droit du travail sont pour l'essentiel d'ordre public et un salarié n'a pas librement la possibilité d'y déroger (ou en tout cas de saisir la justice pour demander à ce qu'il y soit dérogé), lorsque cela lui est profitable. De même, le Conseil de Prud'hommes qui a vocation normalement à faire respecter le droit du travail ne peut écarter une règle impérative, qui s'impose à tous pour respecter le souhait d'un salarié, qui aurait dû manifestement un peu plus réfléchir.
En effet, en l'espèce, il ne peut être nié que la salariée a été quelque peu inconsciente en se précipitant pour bénéficier d'un nouveau mode de rupture du contrat de travail alors même que toutes ses modalités et ses conséquences n'étaient pas encore clairement fixées.
Il faut espérer que cette mésaventure servira de leçon aux salariés qui se risqueraient à opter pour la rupture conventionnelle, sans s'informer au préalable auprès de professionnels du droit afin d'en saisir toutes les subtilités.
De nombreux juristes peuvent désormais s'écrier : "je vous l'avais bien dit. Homologation ... Piège à ..."
Commentaires
Bonjour, mon employeur souhaite me proposer une rupture conventionnelle dès maintenant alors que j'atteindrai un an d'ancienneté le 10 décembre. J'avais évoqué ma profonde déception et mon souhait de quitter l'entreprise il y a deux mois suite à une réorganisation qui a supprimé le pôle dans lequel j'ai été recrutée pour travailler. Malheureusement la conjoncture est mauvaise et les perspectives d'emploi envisagées alors se sont évaporées. Je préfère me faire licencier plutôt que d'accepter cette rupture conventionnelle, surtout que si d'ici là je retrouve un poste je pourrai démissionner tout simplement. Mais si je refuse une première offre et que la donne change entre deux pourrai-je en accepter une autre par la suite si les conditions changent ? le passage à plus d'un an d'ancienneté (convention syntec) a-t-il une incidence ? merci d'avance pour votre réponse
bonjour et merci,
voilà : j' ai acquis une maison a mon nom,par crédit payé par moi même et impôts à mon nom.
la rénovation de la maison s'est faite durant le concubinage par l'achat de matériaux et les travaux ont été effectués par mon concubin, moi et ma famille. mon concubin a t-il droit à qq chose une indemnité pour achat et travaux effectués ? merci bcp et bien à vous
Merci pour cette analyse.
A nediely : encore une fois, comment pourrais-je vous donner un montant cohérent et réaliste sans avoir vu votre dossier et sans même connaître le montant de votre salaire brut. Si vous souhaitez négocier à armes égales avec votre employeur sans vous faire avoir, je vous invite à consulter un avocat au plus vite. C'est ce que font mes clients qui ne veulent pas se laisser berner. De plus, vous êtes salarié protégé, donc encore plus à même de faire valoir votre situation pour négocier à la hausse.
A Katia77500 : signer une transaction en l'état serait du suicide dans votre cas. Hors cas d'acceptation de la CRP (convention de reclassement personnalisée), l'employeur doit vous payer votre indemnité de préavis ou vous laisser l'exécuter. Vous aurez le droit au chômage puisque vous serez licencié mais vous passerez à côté d'une belle indemnité transactionnelle si le licenciement est abusif. Consultez rapidement un avocat si vous voulez faire valoir correctement vos droits. L'employeur vous propose un arrangement ... qui ne vas l'arranger que lui. A vous de ne pas vous laisser faire.
Quid du préavis dans le cas de la rupture conventionnée?
Du côté entreprise on dit qu'il n'est plus question de préavis! du côté ASSEDIC on parle de droit commun à savoir que le préavis est réputé du par les deux parties qu'il soit effectué ou non!
Conséquence si pas de préavis payé,le délai de carence est agrandi d'autant de jour que le préavis en prévoit! Ex: 3 mois pour un cadre.
Votre avis?
Réponse de Stéphane BOUDIN : il n'y a effectivement aucun préavis de prévu en cas de rupture conventionnelle. Il serait bon que les ASSEDICS se mettent un peu à la page. Le délai de carence ne peut être augmenté qu'en cas d'indemnité de rupture supérieur au minimum prévu par les textes. Mon avis est qu'il va falloir tenter de trouver un interlocuteur un peu plus au fait de ce "nouveau" mode de rupture.
bonsoir
salariee depuis 10 ans dans la meme entreprise sans souci et reconnue par mon travail j 'ai propose une rupture conventionnelle car je veux creer mon entreprise
ma demande a ete rejetee car apparemment cela leur couterait trop cher (10ans d anciennete)
et on ne me propose rien d autre?
que me conseillez vous
merci
Réponse de Stéphane BOUDIN : rien. Il vous reste seulement la démission mais qui serait encore moins avantageux pour vous.
Une fois encore, il me semble que l'employeur subit aussi ce refus...
Il est sûr qu'il n'avait qu'à faire attention à sa veille juridique, seulement au sein des PME (même si ce n'est le cas ici) la veille juridique au niveau du droit du travail est loin d'être une priorité pour tous.
Mais si, pour pallier au départ de cette salariée, il embauche un nouvel ouvrier avec une période d'essai de 9 jours... Que peut-il faire hormis payer deux personnes pour un même poste en attendant la régularisation de cette situation !!!
non je ne veux surtout pas donner ma demission car il faut absolument que mes droits assedics s ouvrent car je n ai pas de salaire avec ma creation !
ma demande d'homologation a été refusé ce jour
puis je refaire une demande aupres de la DDTEFP
motif du refus: date non conforme en vu des 15 jours ouvrables
Stéphane BOUDIN : vous pouvez mais en cas de nouveau refus, vous risquez de vous faire envoyer balader par la DDTE (comme de nombreux autres salariés).
bonjour
peut on renoncer a son indemnité de rupture conventionnelle?
merci de votre réponse
Bonjour,
Peut on renoncer a son indemnité de rupture conventionnelle pour avoir l'accord de son employeur et être enfin licencier par rupture conventionnelle? Car mon employeur ne souhaite pas faire un licenciement a l'amiable, ils m'ont dit que je devais démissionné. Mais dans ce cas je n'aurais pas le droit au Assedic, étant donner que je déménage de ma région et que j'ai un prêt étudiant c'est pas facile. Que puis je faire? J'aimerai pouvoir percevoir les Assedic juste le temps de me retourner dans ma nouvelle région et trouver un travail, mais je ne peux pas vivre sans un minimum de ressource.
Stéphane BOUDIN : il est impossible de renoncer à l'indemnité de rupture. A défaut, la DDTE n'homologuera pas la convention de rupture.
Bonjour,
Ouvrière en congé parental depuis 3 ans (reprise prévue le 1 Juillet 2009), je souhaite quitter mon entreprise pour des raisons d'horaires qui ne me permettent pas de concilier vie de famille et vie professionnelle. Mon employeur est d'accord pour conclure une rupture conventionnelle de mon CDI (plus de 9 ans d'ancienneté), mais il me demande de lui adresser un courrier recommandé expliquant que la demande vient de moi. Cette lettre ne risque-t-elle pas de me faire perdre les avantages de cette rupture (allocations chômage) ?
D'autre part, il me propose un licenciement pour faute réelle et sérieuse si je refuse de travailler aux horaires imposés par mon contrat (horaires en équipe 2/8)...
Laquelle de ces 2 solutions seraient la meilleure pour ma part et pour quelles raisons ?
Merci d'avance de vos conseils, cordialement
Bonjour Manu,
la lettre que votre employeur vous demande réside dans sa crainte de se voir opposer un licenciement. vous n'avez aucune crainte à avoir de cette lettre.
il vous suffit de l'écrire de maniére intelligente ... par exemple comme cela " Comme nous l'avons convenu prédément, je vous écrit afin de fiser un premier entretien en vu de conclure une rupture conventionnelle"...
ainsi s'il souhaite jouer au plus malin en essayant de vous opposer une démission, il sera recalé ...
Quant aux licenciement pour cause réelle et sérieuse, il vous donnera droit à l'indemnité de licenciement, à vos Congés payés et à votre préavis.
il me semble que cette dérniére opportunité soit plus intérréssante, aprés attention que cela ne soit pas un licenciement pour faute grave afin de bénéficier à coup sur des indemnités ! ensuite à vous de choisir ce que vous souhaiter faire apparaitre sur votre parcours. dans les 2 cas de figure les indémnités de licenciement vous sont dues, la seule différence réside dans les autres indémnités!
Cordialement
Maitre boudin,
afin de faire avancer le débat, je me fais avocat du diable et souhaite "m'opposer " si je peux m'exprimer en ses termes.
1er: le cas de figure dont vous faites mention au sujet d'un salarié qui aurait déja trouvé un autre travail avant l'homologation, est pour ma part un cas qui sera bien rare. et c'est sans doute une erreur de parcours. en effet, il ets bien fait mention que la rupture du contrat ne peut intervenir que le le lendemain de la notification de l'homologation. texte qui a le mérite d'etre claire, le salarié n'avait jamais à partir et l'employeur se devait de lui rappeler.
il incombe peut etre à l'administration de mettre en valeur ce point même s'il me parrait lair.
dans un second temps, l'affaire du CPH de valence ets pour moi une abbération qui refléte bien et démontre par la même le pourquoi du si fort taux d'abstention de décembre. en effet, le CPH à tout simplement pour rester polis, fait n'importe quoi. il est ecrtain que la Cour d'appel mettra fin à cette (grossiére) erreur.
quant à l'argument de faire prévaloir la volonté de la salarié, qui dans ce cas de figure n'avait sans doute aucune raison de partir, il me semble que nous pourrions trés simplement basculer sur le terrain du licenciement sans cause réel et sérieuse à l'image de la prise d'actye ou encore des démissions requalifiées. effectivement si la salarié n'était pas si consentente que cela à ce départ, il incombe au juge de se prononcer comme il l'a fait dans le passé à travaers les 2 dispositifs pré-cités.
Encore, invoqué l'argument que sans ce montant révisé, l'employeur n'aurait pas accepté le principe d'une telle rupture, il me semble qu'admettre le principe d'une telle rupture s'est appliqué le régime en conséquent. la salarié n'a aucun interet à refuser le double de ses indémnités.
Bien qu'il faut l'admettre sa renonciation à sans doute joué dans l'acceptation par l'employeur de cette rupture, vous me rétorquerez que sans sa renonciation, il n'y aurait pas eu de rupture conventionnelle? je répondrai par l'affirmative, mais le dispositif prévoit ces indemnités, elles doivent etre respectées...
Mon employeur à supprimer mon service pour restructuration et à reclassé la plupart de mes collégues dans le groupe auquel nous appartenons. Nous sommes quelques un à etre reclassés hors du groupe. Nous allons donc en passer par une rupture conventionnelle puisqu'il ne s'agit pas vraiment d'un reclassement . Notre poste de travail étant supprimé nous est il possible de poser des vacances pendant les 2 fois 15 jours de la période d'homologation de l'accord de rupture conventionnelle?
Bonjour, j'ai lu vos écrits mais certaines choses restent floues dans ma situation. Pourriez vous, s'il vous plait, m'éclairer sur quelques points...
J'ai eu un refus d'homolagation pour la rupture conventionnelle, un mois et demi plus tard, daté du bon délais, de la DDTE. Je ne travaille plus depuis le 15 mars, j'ai su pour le refus le 25 mai. Je ne perçois rien depuis ce jour. Mon employeur envoie une seconde demande à la DDTE, qui peut, elle aussi être refusée. Dans ce cas, les mois passent et je ne suis toujours pas licenciée, je suis pour eux, en congés sans solde. J'ai bien peur qu'au mois de juillet je sois dans le même cas... J'ai proposé un abandon de poste, mais ils me disent que c'est impossible. Dois je compter sur la seconde demande de rupture conventionnelle ? Ou dois je insister pour ne pas être laisée depuis le mois de mars ? Je vous remercie par avance de bien vouloir me répondre.
Bonjour!
Je souhaite partir de mon entreprise. J'ai demandé une rupture conventionnelle. Refusée dans un premier temps. J'ai donc cherché un autre travail pour pouvoir démissionner. Actuellement, j'ai trouvé un CDI de 12 heures début septembre (pas assez suffisant pour vivre), je voulais démissionner pour fin juillet, et maintenant mon patron serait d'accord pour une rupture conventionnelle. Est-ce que ça vaut le coup de faire cette démarche?Est-ce que j'aurai des droits au niveau des assédics dans un premier temps, puis si je travaille à tiers temps en septembre?
J'espère que j'ai réussi à exprimer clairement ma situation. Merci par avance de votre réponse. Cordialement.
Bonjour, merci tout d'abord à larm229 de m'avoir répondu.
Suite à votre réponse du 15 Avril dernier, j'ai suivi votre conseil pour la deuxième solution.
J'ai notifié à mon DRH que je ne pouvais reprendre un travail aux horaires postés comme indiqués sur mon contrat pour des raisons d'incompatibilité totale avec ma vie familiale. Les seuls horaires qu'ils puissent me proposer étant des horaires en équipe, le DRH me propose oralement de venir le jour de ma reprise (1er Juillet 2009) en horaire normal (à la journée) et non comme demandé en équipe d'après-midi pour pouvoir me licencier pour faute réelle et sérieuse ne respectant pas les horaires imposés.
Mes questions et inquiétudes : Si je fais ce qu'il me propose, le licenciement pour faute serait simple ou grave ? Aurais-je le droit aux indemnités ou aide de l'ASSEDIC ?
Pour info, j'ai signé mon contrat en 2000 avec des horaires en 2/8 étant célibataire et sans enfants... à ce jour, je suis mariée et j'ai 2 enfants. Mon mari est d'astreinte effective 1 semaine sur 2 de 5h le matin à 2h la nuit et aucune assistante maternelle ne veut assumer ces horaires contraignants ! C'est pour cette raison que je refuse mes horaires imposés par mon contrat. Et l'organisation actuelle de mon entreprise ne leur permet pas de m'accepter en horaire de journée... Nous en venons donc au licenciement pour faute.
Mais j'aimerais que cette situation ne soit pas en ma défaveur, j'ai prévu ensuite de faire une formation professionnelle diplomante à laquelle je ne pourrais accéder sans aide.
Merci d'avance pour votre aide, cordialement
Suite de l'affaire : J'ai repris en horaire normal alors que j'étais attendu en horaire posté. Ce qui me vaut un licenciement pour faute simple, mon comportement étant dû à mes obligations familiales impérieuses.
Question en URGENCE :
J'ai reçu une convocation à un entretien préalable qui aura lieu le 20 Juillet prochain, je n'ai trouvé aucun moyen de garde pour mes enfants du 15 au 17 Juillet... mon patron ne veut rien savoir, je n'ai plus de congés payés et il ne veut pas accepter un congé sans solde ; il m'a fait comprendre que ça l'arrangerait que je ne vienne pas sans explication de ma part ! Qu'est-ce que j'encoure ? Ai-je le droit de m'absenter quelques jours sans donner d'explications à ma direction ?
Merci
Suite et fin : l'affaire est close !
Merci pour votre site et pour l'aide que vous m'avez apporté, cordialement
Manue
je passe souvent sur ce blog jadoooore cette facon de voir les choses
Bonjour,
Après avoir parcouru les différents témoignages, je vous fais part de ma situation un peu similaire. En congé parental pendant deux ans, j'en ai profité pour reprendre mes études afin de me réorienter vers les RH et ai acquis une Licence.A mon retour dans mon entreprise, j'ai souhaité négocier une rupture conventionnelle car il n'y avait aucune opportunité possible dans cette dernière, et je devais faire un stage pour valider mon diplôme. Ils ont refusé prétextant que c'était trop "facile" pour le salarié. Je leur ai quand même remis en mains propres ma demande qu'ils ont datée et signée. Mes questions:
- sans réponse écrite de refus au bout d'un certain temps est-ce que cela ne signifie pas un accord?
- si non, est-ce que j'ai une autre solution à part démissionner?
Je vous remercie à tous et toutes pour vos réponses.
Bien cordialement.
gossip
Bonjour,
Je me permets de vous écrire car j'ai une question à vous poser.
La société dans laquelle je travaille est en situation économique extrêment difficile.
Ils veulent me proposer une convention de rupture conventionnelle avec des indemnités compensatrices.
Ils veulent étaler le paiement et prévoient qu'un avocat soit détenteur des différents règlements et me les envoie à des dates que nous aurons convenus ensemble.
Mais dans le cas où la société viendrait à déposer le bilan, est ce que ces chèques séquestrés sont considérés comme prioritaires au même titre que la paie des salariés encore présents dans l'entreprise pour l'administrateur judiciaire ?
S'ils n'ont plus les moyens, est ce que l'Ags prend en charge le paiement ? Ou bien y a t'il des risques de ne rien percevoir ?
Est-ce considéré comme une créance classique, voire comme celle d'un fourniseur par exemple et donc non prioriraire ?
Merci d'avance pour votre réponse. Et merci pour ce blog.
Bonjour
j'ai signé une rupture conventionnelle, le dossier est refusé car retourné 1 jour trop tôt avant la fin du dellai de retractation.
Je suis obligé de repartir sur 1 mois 1/2 de d'attente ?
bonne fete les amis :) merci
je viens vers vous pour avoir une reponse a mes questions le 31/08/2010 j'ai mis un terme a mon contrat cdi depuis 8 ans a travers une rupture conventionnelle
avec mon employeur nous avons plusieurs litiges
aprés la rupture nous avons passer une transaction, je ne conteste pas la transaction mais plutot la maniére donc nous avons signer la rupture conv
bien sur mon employeur ma propser une transaction parce que il été sur de perdre au phrudomme
bien sur j'ai pris une certaine somme pour cela a travers la transaction
aujourd'hui je ne denonce pas la transaction mais plutot la convention et je voudrais requalifier ma rupture en liceciment
car cette maniere de faire est tous simplement un licenciement deguisé qauelq'un peut me donner plus de renseignement
Bonjour,
je suis actuellement salariée dans un magasin où je suis seule avec mon patron.J'ai 8 ans et demi d'ancienneté.Il y a un mois, il m'a dit que compte tenu de la situation économique, il avait décidé de vendre le fond à un repreneur qui a déja son équipe.
Il m'a parlé d'une rupture conventionnelle.
Mais dans le contexte actuel je ne comprends pas porquoi il ne me propose pas un licenciement économique?
A ce jour je n'ai reçu aucune lettre, ni eu un quelconque entretien.
Mon patron m'a dit qu'il antidaterait les documents pour éviter le préavis.
Tout cela me parait louche.
J'ai peur de me faire berner.
Houses are quite expensive and not every person is able to buy it. However, business loans was invented to help people in such kind of situations.
bonjour
actuellement en conges parental
je souhaite donner ma demission car je ne me vois pas faire les 2/8 avec 3 enfants en bas ages.
quand dois je donner ma demission? dois je demander une rupture conventionnelle? comment cela se passe t-il pour mon solde de tout compte sachant que j'ai 10ans d'ancienneté?
merci
Mon patron est à priori d'accord pour une rupture conventionnelle, mais veut l'assortir de clauses, non concurrence, interdiction d'utiliser mes connaissances acquises pendant mes 9 ans d'agence… Si je refuse et pose ma démission plutôt que de signer une convention qui reviendrait à me couper les ailes, cela peut il se retourner contre moi ?
Je suis actuellement en Congé Individuel de Formation pour une formation qui dure 3 ans mais pris en charge seulement pour un an. J'ai demandé à mon employeur de m'accorder une rupture conventionnelle lors d'un entretien mais il m'a dit que la situation de l'entreprise ne permettrait pas le paiement d'indemnités (ancienneté de 6 ans).Les 4 mois de carence vont énormément me handicaper car je suis maman de 3 enfants et ne peux leur faire subir mes choix. Que me conseillez vous
Merci
je suis actuellement salariee sur deux CDI et je souhaiterais quitter l un .(c est un travail tous les WE et jours feries non stop) je souhaiterais leur proposer une rupture conventionnelle .est ce que je peux beneficier de l allocation chomage en attendant de trouver un emploi plus interessant.
j ai envoye une rupture conventionnelle a ma drh et m a repondu par mail la semaine suivante :Nous avons étudié votre demande avec attention.
Malheureusement, nous ne pouvons pas agréer à cette demande car nous n'avons aucun souhait que vous quittiez la société et il serait également nécessaire de vous remplacer.
Je voudrai changer de departement afin de me rapprocher de mes parents qui sont a 800km
que puis je faire merci pour votre reponse
Bonjour,
Je suis salarié depuis un an dans une SSII. Je gagne mensuellement 3050 brut. Sauf que depuis un mois que je suis en intercontrat, mon employeur exige que je vienne au boulot sans me payer les frais de restauration et me place sur un projet en MOA donc du coup, je devrais en contrepartie recevoir des indemnités pour les frais de restauration. En plus, il me sort plusieurs fois que je lui coute de l'argent dans ma période d'intercontrat (il a oublié tout le fric que je lui ai rapporté pendant ma mission).
Il me semble aujourd'hui que vu qu'ils ne me proposent aucune mission et que d'autres boites sont pretes a m'engager sur des missions que la solution pour toute le monde serait qu'il me propose une rupture conventionnelle a l'amiable?
Comment faire dans ce cas?
Combien je suis en droit de réclamer à mon employeur?
J'ai de bonnes missions qui m'attendent dans d'autres boites?
Comment faire pour ne pas trop me faire lourder?
Merci de votre retour s'il vous plait.
Cordialement
Bonjour,
Je suis actuellement en congé parental pour un premier enfant. Les 6 premiers mois payés par la CAF sont finis et je suis donc non rémunérée.
Je travaille de nuit, mon conjoint voyage énormément et pas de famille pour garder mon enfant. Les assistantes maternelles acceptant ces horaires sont introuvables.
J'ai donc demandé à mon employeur une rupture conventionnelle de contrat lors d'un rendez-vous. Ce à quoi il m'a répondu qu'il ne voyait pas pourquoi il le ferait... Par contre il m'a dit que si je démissionnais, lors de la présentation de mon dossier à pôle emploi, je devais faire un courrier expliquant ma situation: incompatibilité des horaires par rapport à ma vie familiale. Que mon dossier passerait en commission et que je devrais pouvoir être indemnisée.
Est-ce possible?? Cela paraît très risqué...