Les conclusions d'avocat
Par Stéphane Boudin le lundi 4 juin 2007, 09:00 - Le procès de A à Z - Lien permanent
Après avoir vu la saisine d'une juridiction et notamment la nature des divers actes de saisine : assignation, requête et déclaration principalement, il était naturel de passer à la deuxième catégorie d'acte judiciaire : les conclusions.
Contrairement à l'acception commune du terme, les conclusions dans le domaine juridique ne désigne pas l'aboutissement d'un raisonnement mais son exposé complet dans un document écrit, rédigé, dans la plupart des cas, par un avocat.
De même que les actes de saisine, les conclusions exposent l'argumentation d'une partie au procès et sont soumises aux mêmes contraintes formalistes que l'assignation, c'est à dire formuler des moyens en fait et en droit et comporter en annexe un bordereau de pièces communiquées.
Les conclusions ne sont obligatoires que dans les procédures écrites, c'est à dire les procédures où la représentation par avocat (ou avoué en appel) est obligatoire (devant le Tribunal de Grande Instance et la Cour d'Appel).
Il est également possible de conclure dans les procédures orales (vivement conseillé, notamment, devant le Conseil de Prud'hommes). Les conclusions déposées lors de l'audience, dans ce type de procédure, valent plaidoirie, c'est à dire que, même si un avocat n'aborde pas dans sa plaidoirie tous les éléments évoqués dans ses conclusions, il est fictivement considéré comme les ayant plaidés par le seul fait de déposer ses conclusions en début d'audience.
Il est ainsi impossible pour une juridiction de débouter une partie d'une demande comme n'ayant pas été soutenue à l'oral alors que cette demande était expressément formulée dans les conclusions déposées lors de l'audience (cas d'une affaire célèbre où le Conseil de Prud'hommes a été sanctionné pour avoir débouté le demandeur de sa demande d'exécution provisoire de la décision au motif que celle-ci n'avait pas été évoqué oralement alors qu'elle était sollicitée dans les conclusions déposées par son avocat - Cass. soc. 17 juillet 1997, n° 96-44.672).
Au contraire des actes de saisine et surtout de l'assignation qui doit respecter un formalisme très rigide au niveau des mentions obligatoires, les conclusions ne sont pas très formalistes sur ce point.
Il est cependant conseillé de reprendre l'ensemble des mentions portées sur les actes juidiciaires précédents : nom de la juridiction, mentions identifiant l'affaire (numéro de l'affaire, date et heure de l'audience) et identité de chacune des parties (précédée des mentions POUR et CONTRE et suivie des mentions DEMANDEUR et DEFENDEUR ).
Les conclusions doivent bien évidemment être signées par leur rédacteur.
Après la page de garde comprenant les mentions relatives aux parties et à l'affaire, il est d'usage en deuxième page de commencer par l'expression : "PLAISE AU TRIBUNAL ou AU CONSEIL" (pour le Conseil de Prud'hommes).
On distingue trois parties dans les conclusions : les faits, les motifs de droit invoqués (la discussion) et le dispositif (le "par ces motifs").
Une pratique tombée en désuétude pronaît l'usage, par mimétisme avec la rédaction des décisions de justice, des "attendus", les conclusions étant rédigées intégralement sous forme d'une phrase unique dont le dispositif est la proposition principale et les motifs, les propositions subordonnées. Ce style ancien, voulu dans un souci de meilleur cohésion de la pensée m'apparaît au contraire alourdir inutilement la compréhension du document et donc plutôt à éviter.
Voyons chaque partie des conclusions :
les faits (partie intitulée dans les conclusions RAPPEL DES FAITS) :
Il s'agit ici simplement de procéder chronologiquement en utilisant les temps du passé (passé composé et imparfait en priorité) et en listant, d'ores et déjà, en fin de phrase les pièces démontrant les faits invoqués.
Le discours doit rester objectif et éviter de rentrer à ce moment du récit dans l'appréciation du comportement de chacun. Il ne doit, bien évidemment, être déduit aucune conséquence juridique des faits.
Enfin, il est important d'être le plus précis possible au niveau des dates, des lieux et des personnes, toute imprécision pouvant nuire à la démonstration par la suite. Mais au contraire, il ne faut pas délayer inutilement et donc passer du temps sur des détails sans importance par la suite.
L'énoncé des faits s'achève sur la saisine de la juridiction et le rappel des demandes notamment financières du demandeur.
Si ce sont des conclusions en défense, il est bon également de rappeler les demandes du défendeur, c'est à dire succintement ce qu'il répond au demandeur. Demande-t-il son débouté intégral, reconnaît-il le bien fondé d'une partie de ses demandes, a-t-il des demandes reconventionnelles ?
Dans l'hypothèse où les conclusions font suite à une procédure déjà bien engagée (procédure d'appel ou procédure au fond suite à une procédure en référé), il est bon également de rappeler la ou les procédures antérieures (date, juridiction saisie et exposé sommaire de la décision rendue), la partie s'intitulant non plus RAPPEL DES FAITS mais RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCEDURE.
les motifs (partie intitulée dans les conclusions DISCUSSION) :
Il faut ici être pratique et ne pas hésiter à subdiviser cette partie si nécessaire (et cela sera bien souvent le cas à partir du moment où les conclusions dépassent les quatre pages) avec des titres évocateurs du problème de droit posé.
Exemple : sur l'absence de caractère réel et sérieux du licenciement de X, sur l'atteinte au droit à l'image de X, sur la demande de prestation compensatoire de X
Il faut surtout éviter ici, au niveau du titre, d'induire le Juge en erreur sur ce que vous allez chercher à lui démontrer. Ainsi dans le premier exemple, si vous cherchez à démonter l'absence de caractère réel et sérieux du licenciement, ne mettez pas comme titre "sur le caractère réel et sérieux du licenciement".
Au niveau de chaque moyen invoqué, il est d'usage et préférable de procéder ainsi :
- d'abord la majeure, c'est à dire la règle de droit applicable au problème posé : principe général du droit, article de loi ou de code, décision de jurisprudence (avec toutes les mentions permettant au magistrat et à la partie adverse de la retrouver)
- puis la mineure, c'est à dire le fait de l'affaire qui se rapporte à la règle de droit énoncée
- enfin la conséquence, c'est à dire la demande formulée au Juge
Je déconseille l'utilisation trop mécanique des termes EN FAIT et EN DROIT. Il me semble plus judicieux de commencer l'exposé du moyen par la règle de droit, puis de commencer un autre paragraphe par l'expression "en l'espèce" et enfin de terminer par la conséquence et l'énoncé de la demande par la formule "il est donc demandé au Tribunal/Conseil de condamner/qualifier/prononcer/ordonner ..."
Je déconseille également de faire le contraire, c'est à dire d'abord invoquer les faits puis le droit. Il me semble plus cohérent d'aller du général au particulier que l'inverse.
Un point sur les conclusions en défense qui visent à réfuter l'argumentation du demandeur : il est important de rappeler soit en préambule avant la majeure, soit juste après elle, l'argument à réfuter afin de donner plus de poids au sien.
Exemple : dans ses conclusions, X affirme que ... Or, l'article dispose/ la jurisprudence énonce que ... En l'espèce, Y a ... Ainsi, le Tribunal/le Conseil ne pourra que rejeter l'argumentation de X et faire droit aux demandes de Y. C'est pourquoi, il est demandé au Tribunal/au Conseil de ...
Un dernier point sur les demandes subsidiaires : il est en effet possible de proposer au Juge des solutions alternatives s'il ne souhaite pas faire droit à la demande principale d'une partie. Les conclusions comportent alors une demande principale (titre précédé de la mention "à titre principale" ou sans mention) et une demande subsidiaire (titre précédé de la mention "subsidiairement" ou "à titre subsidiaire"), voire sub-subsidiaire (titre précédé de la mention "très subsidiairement" ou "à titre infiniment subsidiaire"). Il est à rappeler que l'usage d'un subsidiaire affaiblit inévitablement la position de celui qui en a recours et ne doit être utilisé qu'à dose homéopathique.
Exemple : sur le bien fondé du licenciement de X ... à titre subsidiaire, si le Conseil devait considérer le licenciement de X dépourvu de caractère réel et sérieux, sur l'absence de préjudice démontré par X du fait du licenciement.
le dispositif (partie intitulée dans les conclusions PAR CES MOTIFS) :
Il est bon de reprendre ici l'expression "il est demandé au Tribunal/au Conseil de :"
Le dispositif rappelle la demande formulée à la fin de chaque sous-partie des motifs dans la phrase "il est donc demandé au Tribunal/Conseil de condamner/qualifier/prononcer/ordonner ..."
Il est impératif de commencer par les demandes entraînant des effets juridiques tels que par exemple "annuler le contrat de ..., prononcer la résiliation/rupture/ de ... aux torts de ..., prononcer le divorce de ... aux torts de ..., qualifier le licenciement de ... en licenciement sans cause réelle et sérieuse, donner acte à ... de ..., constater l'acquisition de la clause résolutoire de ...
Il faut ensuite continuer par les demandes pécuniaires commençant ainsi : "condamner X à payer à Y les sommes de ..." et par les demandes obligeant la partie perdante à faire quelque chose : "ordonner à X de ..."
Sont mentionnés en fin de dispositif les demandes suivantes : l'indexation des demandes pécuniaires à l'intérêt au taux légal (le cas échéant), la condamnation à l'article 700 du NCPC (frais de la procédure), l'exécution provisoire de la décision (en visant les textes applicables à chaque matière) ainsi que la condamnation aux dépens (formule différente suivant que l'on est dans le cadre d'une procédure où la représentation par avocat est obligatoire ou non).
Attention à bien signer les conclusions juste en dessous du dispositif et à joindre en annexe aux conclusions le bordereau de pièces.
Un dernier mot important sur la notification et le dépôt des conclusions :
Pour les procédures où la représentation est obligatoire (Tribunal de Grande Instance et Cour d'Appel), les conclusions sont notifiées principalement par "acte du palais" (articles 815 et 961 du NCPC) à l'avocat/l'avoué adverse puis remises au greffe de la juridiction dans la foulée (d'où les nombreux exemplaires nécessaires).
Pour les procédures où la représentation n'est pas obligatoire, les conclusions sont communiquées par tout moyen notamment courrier postal ou télécopie, voire pièce jointe d'un e-mail, sous réserve de pouvoir apporter la preuve de l'envoi en cas de contestation par le destinataire.
Il faut également respecter le principe du contradictoire, c'est à dire communiquer conclusions et pièces visées dans le bordereau suffisamment à l'avance afin de permettre aux deux parties d'être "en état" (prêts à plaider) le jour de l'audience.
Commentaires
Lors d'une audience devant le TP si les conclusions sont déposés lorsque le président dit au prévenu "qu'avez vous à rajouter" et que ce dernier dépose les conclusions et demande au titre de l'art. 459 du CPP la signature de ces dernières sont elles recevables car devant cette juridiction la procédure est orale et sans représentation obligatoire.
Il s'agissait ici d'un article sur les conclusions devant les juridictions civiles et non en matière pénale. Il faut savoir cependant que toutes conclusions déposées lors d'une audience doivent bien évidemment être signées par leur auteur afin d'en formaliser le contenu. Il ne viendrait à personne l'idée de trouver normal de ne pas signer une lettre. C'est comparable. Tout acte judiciaire doit être signé (l'assignation par l'huissier, les conclusions par l'avocat, les requêtes par le justiciable et son avocat, le cas échéant).
Je m'excuse mais le 459 du Code de Procédure Pénale concerne belle et bien le tribunal correctionnel donc le Pénal.
Mais si je me trompe rectifiez moi, les conclusions sont recevables si elles interviennent avant que le juge donne la date du prononcé du jugement ou bien avant qu'il passe à une autre affaire.
Quant je parlais de l'article, il s'agissait de MON article sur le blog et non de l'article 459 du Code de Procédure Pénale. Quant au dépôt des conclusions lors d'une audience, cela se fait en général avant que l'affaire soit appelée ou au pire juste quand elle l'est, au début de l'examen de l'affaire. Lorsque le juge donne la date à laquelle le délibéré sera prononcée, c'est que les débats sont clos. Une audience pénale est très formaliste sur l'ordre de passage et de parole de chacune du juge rapporteur et de chacune des parties. Je vous renvoie au site Internet du cabinet sur les pages mis en cause et victime pour un complément d'information sur le sujet.
Merci pour vos précisions dans V/ paragraphe Nos services.
J'avais donc bien raison mon dossier de plaidoirie a été déposé au juge après ma plaidoirie et donc au cours des débats .
Ce juge indique dans son jugement que mes conclusions sont irrecevables car déposées après la cloture des débats ce qui est faux et je suis donc victime d'un faux en écriture publique.
Dans votre cas, il faut bien différencier deux choses : le dépôt des conclusions et celui du dossier de plaidoirie. Les conclusions doivent être déposées au pire au début lorsque l'affaire est appelée et développée à l'oral. Le dossier de plaidoirie lui est bien déposé après les plaidoiries. Vous avez dû tout simplement oublier de développer à l'oral des demandes qui se trouvaient dans vos conclusions. Dans ce cas, c'est bien naturel que le Juge les ait rejetées.
Le fait est que le juge ne m'a pas laissé m'exprimer, a refusé mon droit à la défense en maintenant l'audience alors que j'ai sollicité un report dans l'attente que l'ordre me nomme un avocat et qu'en plus il note dans son jugement que "je n'ai pas demandé de report" et qu'en guise de relaxe j'ai dépose des conclusions !!!!!!
On est en 2007 c'est tout simplement INADMISSIBLE. Il a incité la prétentue victime a ce constituer partie civile et a demander des dommages et intérêts. Sachant que cette prétentue victime porte plainte alors qu'elle est à l'initiative de ses blésures puisque c'est en récupérant ce qu'elle m'avait volé qu'elle s'est fait mal toute seule. C'est lamentable la justice lamentable....
Le prévenu ou son avocat ne dépose quasiment jamais de conclusions sauf pour faire jouer une nullité de procédure. Quant au renvoi pour demander l'assistance d'un avocat commis d'office, tout dépend de la date à laquelle vous avez faite cette demande. Si elle était tardive, le juge a pu considérer que la demande de renvoi était dilatoire. Quant à inciter la victime à se constituer partie civile et à demander des dommages et intérêts, c'est le rôle du juge de l'informer de ses droits, c'est donc tout à fait naturel. Si vous n'étiez pas d'accord avec la teneur de la décision rendue, une seule solution : faire appel dans les dix jours du prononcé du jugement. Mais je suppose que vous ne l'avez pas fait.
Biensur que j'ai fait appel.
Au départ j'avais prévu des conclusions justement de peur que je n'arrive pas a m'exprimé correctement devant le tribunal et de peur de ne pas arriver a faire la démonstration que 1 + 1 font 2.
De plus m'étant informé avant on m'avait dit qu'aucun article ne m'empeche de déposer des conclusions et que le 459 du CPP pouvait être cité (consultation gratuite d'un juriste).
Depuis que j'ai reçu mon jugement le 21/05 dernier (j'ai fait appel le jour même) j'ai déposé plainte le 23 mai pour faux en écriture publique et escroquerie au jugemenet car c'est au président du TP de répondre de ces incidents et pas à la Cour.
l'AJ totale n'a été accordée et j'ai fait appel à la désignation d'un avocat plus de 3 mois avant l'audience ! Je suis tout simplement vicitime de discrimination et de déni de justice.
J'ai déjà 10 jours après mon dépot de plainte était entendu par le procureur pour un PV de renseignement judiciaire pour me dire que ma plainte est sans fondement juridique ! ils n'ont pas de culot je peux vous le dire !
Mais c'est pas grave je sais que ma plainte est fondée et j'irai jusqu'au bout même si aucun, car vous vous imaginez bien, aucun avocat ne veut m'assister pour ce dossier devenu "Dangeureux".
Bien à Vous
Ce n'est pas un dossier dangereux. Les avocats ont leur libre arbitre et ont toujours la possibilité de refuser d'assister une personne qui intente une procédure "limite". Attention dans votre cas à ne pas vous retrouver plus sévèrement condamné devant la Cour d'Appel. Les conseillers à la Cour n'aiment pas trop les appels fantaisistes.
Merci de votre conseil.
Mais je ne pense pas que se soit un "appel fantaisiste" je suis un citoyen et la constitution m'a donné des droits que j'entends faire respecter.
Quand à l'histoire de "retrouver plus sévèrement condamné devant la Cour d'Appel" je trouve que les violences volontaires d'ordre moral qu'on m'inflige sont déjà plus sévères que tout. Et l'empleur de cette affaire pour une amende de Vème Classe est démesurée.
Somme nous bien au XXI ème siècle.
Ce qui est très dommage dans ce système inquisitorial c'est l'interprétation, l'hypothèse, le soupçon, la conviction intimes. On ne comdamne pas quelqu'un parce que qu'on croit que..., parce qu'il paraît vraisemblable que... La justice n'est grande que lorsqu'elle a l'humilité d'obéir aux faits.
Je n'ai qu'un seul commentaire pour ma part : si vous vous laissez trop emporter, vous risquez de nuire à votre dossier. Je comprends que vous puissiez être choqué, énervé ou que sais-je (et peut-être que votre dossier mérite effectivement qu'on s'y attarde, voire qu'on "rectifie le tir"), mais j'ai souvent vu des gens oublier de faire la part des choses et utiliser des arguments totalement inappropriés à leur cas...
Merci pour votre commentaire Jasna MIHALJEVIC. C'est vrai que j'ai du mal à prendre du recul dans ce dossier et qu'en j'en veux à tous les intervenants pour ne pas respecter mes droits, un procès équitable etc etc....
Le problème c'est que c'est mon deuxième dossier. Et dans le premier je ne suis pas intervenu et j'ai fait confiance "aux professinnels du droit" qui je ne sais pourquoi n'ont rien fait pour défendre mes intérêts.
Alors aujourd'hui je me refuse à être sous la tutelle d'un avocat. Par contre je suis ouvert à un travail en collaboration dans la confiance sans pied d'estale en étant considérer comme un citoyen responsable.
Bien à Vous
Cher Maître,
Je suis en pleine procédure de divorce pour faute (mari alcoolique et violences conjugales de sa part) depuis plus d'un an . Mon avocate s'apprête à rédiger ses secondes conclusions . L'avocat de la partie adverse a déjà rédigé 2 conclusions, sans fait nouveau ni favorable pour mon mari . La procédure peut-elle s'éterniser sans fin ? Quels sont mes recours pour accélérer cette dernière ?
Je suis dans l'expectative .
Je vous remercie par avance de votre réponse .
Veuillez agréer, Maître, l'expression de mes sincères salutations .
Mme Rolland
En matière de divorce, la procédure étant écrite, si un avocat rédige des conclusions pour la seconde fois, c'est forcément qu'il y a des éléments nouveaux ou des demandes nouvelles à faire valoir. Votre avocate ne fait que répondre aux conclusions de la partie adverse en prenant elle-même de nouvelles conclusions. Je vous invite à vous rapprocher d'elle pour solliciter des précisions sur leur contenu respectif.
Quant à la durée de la procédure, tant que de nouveaux éléments risquent d'être invoqués, la procédure continuera. Ce n'est que lorsque le JAF jugera que tous les arguments ont été developpés qu'il prononcera la clôture. L'affaire fera ensuite soit à la même date, soit un mois plus tard environ l'objet d'un dépôt de dossier ou d'une audience de plaidoirie. Vous n'avez malheureusement aucun recours pour accélérer la procédure. Vouloir en finir au plus vite risque de vous être préjudiciable lors du prononcé de la décision du JAF.
Cher Maitre,
Je vous remercie de votre rapidité ainsi que pour ces éléments de réponse . Je vais donc attendre la fin de la procédure calmement .
Bien cordialement,
Mme Rolland
Bonjour,
Je suis en procès avec un chirurgien, il n'a toujours pas rendu ses conclusions et la date butoire est dans une semaine.
Que se passe t il s'il ne les rend pas car la date de plaidoirie est dans un mois?
Son avocat a t il le droit de plaider???
Merci de me répondre
BÉNÉDICTE
S'il s'agit d'une procédure devant le TGI, la date "butoir" fixée est celle de la clôture du dossier. L'avocat de la partie adverse peut toujours demander un nouveau renvoi, ce qui retardera la date fixée pour la clôture. En tout état de cause, son avocat aura toujours le droit de plaider mais sur les dernières conclusions qu'il a déposées. Je vous invite à vous rapprocher de votre propre avocat qui est parfaitement au courant de tout cela pour tous autres précisions.
Bonjour,
Oui, mais il y a déja eu 3 reports de date avant la date du jugement.
A t il le droit de redemander un nouveau renvoi au bout de 3 fois alors que la date de jugement est fixée?
Merci de me répondre.
Bénédicte
La date du "jugement" n'est aucun cas fixée de manière définitive. Il s'agit soit d'une date de clôture, soit d'une simple d'ate d'audience. Rapprochez vous de votre avocat pour plus de précisions.
Je voulais vous poser une question.
Si un moyen formulé sans équivoque dans les motifs n'est pas repris dans le dispositif des conclusions, le juge est-il néanmoins saisi de ce moyens ?
Le débat fait question mais en règle général, le Juge ne se saisit que des demandes du dispositif. Il est toutefois possible de tenter une requête en omission de statuer qui pourra ou non être accueilli. Tout dépend également de la procédure (orale ou écrite). A l'oral, on peut toujours rattraper le coup. A l'écrit, devant le TGI, c'est beaucoup plus compliqué. Il faut demander une réouverture des débats si le délibéré n'a pas encore été rendu ou tenter la requête en omission. Mieux vaut relire ses conclusions.
Savez vous si lorsqu'un héritier, assigné en paiement de dettes du de cujus, signifie des conclusions reconventionnelles à l'encontre du créancier, fait-il, de facto, pétition d'hérédité ?
Je ne pratique pas du tout de droit des sucessions, je ne peux donc vous répondre.
Bonsoir,
pouvez vous m'aider concernant la notion de "demande indéterminée"
une expertise ordonnée en référé à évalué le montant des travaux qui font ensuite l'objet d'une simple demande au fond en obligation de faire. S'agit-il d'une demande indéterminée ?
Toute demande est forcément déterminée. Je suppose que vous vouliez dire une demande au montant indéterminée. A première vue, sans avoir regardé dans les bouquins, une obligation de faire est en règle générale une demande au montant indéterminée même si vous avez une évaluation du montant des travaux. Vous auriez pu également demander des dommages et intérêts du montant des travaux.
bonjour , je suis surpris que lors de mon divorce on applique le regime matrimoniale de la communauté des bien ,alors que je suis marié au consulat d'algerie en france qui est considéré au regard de la loi comme territoire national algerien, de ce faite normalement le regime matrimonial est le regime de separation de bien du moment qu'il y'a pas de contrat . Le lieu de la residence prime et que le consulat ne fait pas un regime matrimonial. le plus surprenant sur la liquidation en applique l'art 267 du c c .Mais les biens sont algerie , pays jaloux de sa souvraineté surtout lorsqu'on touche son foncier.comment ferait le notaire ou le juge pour ordonner ce partage !
Votre commentaire est totalement hors sujet. Pour votre étonnement, je vous conseille de voir avec votre avocat et s'il ne peut vous renseigner de contacter un avocat qui a connaissance également du droit algérien. En France, seul les biens immobiliers français seront liquidés. Les biens se trouvant en Algérie ne pourront être liquidé par un notaire ou juge français.
Sur la question "Si un moyen formulé sans équivoque dans les motifs n'est pas repris dans le dispositif des conclusions, le juge est-il néanmoins saisi de ce moyens ?"
Il me semble que la jurisprudence de la Cour de Cassation s'est plusieurs fois prononcée en considérant que viole les dispositions de l'article 954-1 du NCPC un arrêt qui qui refusait de prendre en aux motifs que la demande formulée dans les motifs des conclusions, navait pas été reprise dans le dispositif ... A méditer ;-)
Cass.pourvoir n° 80-15314 et 82-11574
Bien à vous
F. Diffre
Ma Chère Consoeur, à la lecture des arrêts dont vous avez donnés les références, je m'aperçois que contrairement à ce que j'avais indiqué au-dessus dans les commentaires, le débat n'est pas aussi ouvert que je le pensais et qu'il apparaît effectivement qu'un moyen soulevé uniquement dans la discussion et non également dans le dispositif saisit quand même le magistrat qui doit statuer dessus.
j'ai pris un avocat afin d'assigner le notaire qui m'a fait l'acte notarié. Je sui propriétaire d'un bien impropre à l'habitation car mon appartement se trouve au sous sol c'etait des caves a la base il devait rendre les conclusions aujourd'hui mais j'ai appris qu'il a obtenu un renvoi pour le 19 mars et il est obligé de les rendre ce jour la
je rajoute aussi que la responsabilité du notaire et totalement engagé car il a un devoir de conseil et d'apres la loi, les caves sous sol sont par nature impropres à l'habitation qu'en pense vous maitre boudin et vous d accord avec ceci
je suis dans ce cas c'est que mon locataire, à qui je louais cet appartement qui y habitait depuis plus de 10 ans (je suis propriétaire depuis 2 ans), a fait appelle a la d.a.s qui deduit que mon appartement etait impropre a l habitation et j'ai eu un arrêté prefectoral donc je peux plus le mettre en location.
Je n'ai rien à dire par rapport à votre question. Oui, une cave est impropre à l'habitation (sauf aménagement spécifique). Ce genre d'évidence coule de source.
bonjour, je suis en litige avec mon employeur, une audience de conciliation a eu lieu puis un renvoi devant le bureau de jugement,mon avocat a fait une demande de report , l'avocat de mon employeur a fait une demande de report,mais celui ci me reproche de m'etre pas présenté a ce jugement sans motif légitime dans un délai de 15 jours, une décision de caducité ayant été prononcé,mon avocat a pu réinscrire l'affaire devant le bureau de jugement qui a eu lieu dernierement , ma question est :mon employeur a demandé l'irrecevabilité de ma nouvelle demande , vais je etre sanctionné sur ce motif cad l'article 468 ? ou la simple demande de report de mon conseil suffit a justifier mon absence ,sachant que je lui ai fait une attestation pour engager une procédure devant les prudhommes.
veuillez agréer, Maitre mes salutations distinguées.
joseph
Il est possible en cas de décision de caducité de saisir à nouveau une et unique fois le Conseil de Prud'hommes des mêmes demandes (sous réserve d'être toujours bien dans le délai de prescription). Le Conseil de Prud'hommes prononce parfois la caducité pour sanctionner un désintérêt apparent des parties sur leur affaire. Je ne peux vous répondre puisque je ne sais pas sur quel fondement l'avocat de l'employeur sollicite l'irrecevabilité de votre nouvelle saisine. Il faut évidemment discuter de cela avec votre avocat qui est là pour cela.
Bonjour, je vous remercie de votre réponse. Voila l'avocat de mon employeur me reproche de ne pas avoir justifié mon absence lors du "premier jugement"une demande de report a été faite par les deux parties. il sollicite l'irrecevabilité de ma nouvelle demande sur l'unicité de l'instance, d'apres lui, je devai justifier de mon absence d'apres l'article 468 du code civil dans un délai de 15 jours.C'est vrai sa demande me parait pas tres clair? De plus j'ai envoyé une télécopie aux prudhommes , une demande de report dans le délai de 15 jours dès réception de la notification de jugement.cad de caducité. pour reporter l'affaire.Il est vrai que mon avocat a fait une nouvelle demande au bout de 16 mois apres la notification de caducité? et pour terminer , est ce qu'il faut toujours demander l'éxécution provisoire du jugement lors d'une saisine?
Veuillez agréer, Maitre mes salutations distinguées.
joseph
Vous êtes un peu embrouillé dans vos explications. C'est à votre avocat de soulever de son côté des arguments pour contredire la demande d'irrecevabilité de l'avocat de l'employeur. Il est préférable de solliciter évidemment l'exécution provisoire du jugement du Conseil de Prud'hommes.
je revien sur ma question pour vous demander est ce que la responsabiliter du notaire et engage etant donner qu il ma authentifie un acte declarant mon appartement habitable hors ce n est pas le cas
Et je vous redonne ma réponse qui est que je ne peux vous répondre vu que votre question nécessite de regarder votre dossier et vos pièces et de savoir exactement comment les choses se sont passées. Vous avez un avocat qui est là normalement pour cela. A notre quand même pour votre information que la mise en cause d'un professionnel libérale est toujours assez difficile à obtenir.
bsr je voudrai revenir sur ma question, en fait l'avocat de mon employeur me reproche : pour renouveler une fois ma demande apres la caducité d'un jugement , il fallait faire une requete , interjeter appel dans un délai de 15jours, sans cela la demande
nouvelle est irrecevable d'apres lui?
Veuillez, agréer Maitre mes salutations distinguées
joseph
Rassurez-vous, c'est inexact. Il est possible dans un délai de 15 jours de demander un relevé de caducité au magistrat qui peut y faire ou non droit. S'il n'y fait pas droit, vous pouvez saisir à nouveau la juridiction par les mêmes demandes du moment que le délai de prescription ne s'est pas écoulé.
BJR, Merci Maitre c'est ce que je voulais savoir
Veuillez agréer, Maitre mes salutations distinguées.
bjr, je voudrais savoir si l'on peut faire un courrier aux conseils de prudhommes après une décision de justice pour contester et signaler les défauts de ce jugement?
Veuillez , agréer, Maitre mes salutations distinguées.
Ce serait trop facile. Non, ce n'est pas possible sauf pour faire rectifier une erreur matérielle ou une omission de statuer. La critique de la décision du CPH s'effectue par le biais de l'appel.
BSR, est ce possible de consulter les décisions de justice civil sur internet ?
Veuillez agréer, Maitre mes salutations distinguées.
Bien sûr, vous avez le site de Légifrance par exemple : http://www.legifrance.com. La base de donnée est en pleine refonte actuellement. Il y a donc des petits problèmes temporaires.
bjr, la personne qui m'a licencié n'est plus directeur, est ce que sa responsabilité est toujours engagée en cas de condamnation?
Veuillez, agréer, Maitre mes salutations distinguées.
Non, la procédure est intentée à l'encontre d'une société, peu importe qui la dirige.
BSR, je voudrai savoir quels sont les risques de saisir les prudhommes seul sans avocat? si on y va seul lors de l'échange des pieces , comment fait- on pour certifier les documents, je sais que les avocats ont un cachet pour les documents certifiés.
Quels sont les différents organismes a convoquer en cas de saisine?
Si la partie adverse fait appel,lui faut t-il un motif légitime? Pour éviter un appel abusif ou dilatoire?
Veuillez, agréer, Maitre mes salutations distinguées.
Le risque est de faire n'importe quoi. Le droit du travail est une matière complexe, difficile à maîtriser parfois déjà pour un professionnel du droit. Pour un amateur, même éclairé, n'en parlons donc pas. On ne certifie pas les pièces mais on les numérote avec le cachet du cabinet pour s'y retrouver. L'appel est une voie de recours ouverte à toute personne. Sauf très rare exception, la Cour ne considère aucun appel abusif. Vos interrogations multiples démontrent bien que sans avocat, vous lancez dans une procédure est une très mauvaise idée.
Donc la partie adverse peut faire appel et laisser courrir l'affaire? pour gagner du temps meme si il a tort? quel est le délai pour que l'affaire soit rejugé? cad combien de temps devrais je attendre pour cloturer le dossier? sachant qu'apres l'appel il y a la cour de cassation
C'est justement le problème d'une procédure judiciaire. Cela peut être très long. Les délais d'audiencement en appel dépendent de la Cour d'Appel saisi. Cela va de six mois à pour certaines près de deux ans.
Pour eviter ces griefs, il faut absolument demander l'éxécution provisoire de jugement aux prudhommes pour qu'en cas de défaite complete de la partie adverse la décision ne soit pas frappée d'appel?
Non, rien à voir. L'exécution provisoire lorsqu'elle est ordonnée permet de faire exécuter la décision même frappée d'appel. Cela n'empêche pas, par contre, de faire appel. Le seul souci, c'est en cas d'infirmation de la décision en appel, il faut alors rembourser toutes les sommes perçues en première instance.
Merci beaucoup pour toutes ces informations
Bjr,que faut-il faire pour empecher la partie adverse de "jouer" la carte du report,faut-il faire des courrieres d'injonctions de fournir les pieces avant un jugement?Dans ces cas la, si la partie adverse ne respecte pas le principe du contradictoire, est-elle sanctionnée?
En cas de non presentations des pieces de la partie adverse lors du jugement,est ce que le juge retient le principe de la retenue en délibéré?
J'ai du mal à vous suivre. Il me semblait au départ que vous aviez bien un avocat. Si c'est le cas, c'est à lui de faire le nécessaire pour tenter d'éviter un renvoi inutile.
bonsoir,
je suis en pleine procédure de partage de garde de mon enfant. l'avocat de mon ex-compagnon dans ses conclusions m'accuse de calomnie. Est ce que je peux lui intenter en procès sachant que la calmonie se plaide au pénale et qu'il faut avoir des preuves pour ça.
Vous voulez attaquer qui ? L'avocat ou votre ex-concubin ? Vous voulez lui intenter quel type de procès ?
je souhaiterais intenter un procès à l'avocat de mon ex compagnon. Il a tenu des propos trop vifs à mon encontre qui dépassent tout entendement. Il a répété à plusieurs reprises que son client a été victome de calmonies que j'aurai proférer à son encontre. un avocat à t-il le droit d'utiliser ce genre de vocabulaire dans ses conclusions.
Ma question porte sur le dépot des conclusions par l'employeur. Lorsque celui-ci ne dépose pas ou ne respecte pas la date indiquée par le conseil des prud hommes quel est le risque encouru par ce dernier ? s agit il d'un délit d'entrave ? Comment réagir et se défendre face à un tel comportement ?
A kara : il y a une certaine liberté de ton de l'avocat aussi bien dans les conclusions que lors de la plaidoirie à l'égard de la partie adverse. Sauf cas exceptionnel très rare, l'avocat n'est pas "attaquable" pour cette liberté de ton puisqu'il agit en tant que mandataire de son client. Autant dire que faire un procès à un avocat pour cela a peu de chances d'aboutir. Il faudrait prouver l'abus, ce qui va être très difficile voire impossible à démontrer.
A EB : très vaste débat. Les dates communiquées lors de l'audience de conciliation sont des dates indicatives. La sanction en cas de non-respect dépend du strict bon vouloir des conseillers prud'homaux. Si le rejet des conclusions et pièces des débats apparaît pour le salarié comme la solution miracle, en pratique, cela se termine souvent par un renvoi sollicité par l'avocat de l'employeur auquel le Conseil de Prud'hommes fait droit s'il s'agit du premier. Il ne s'agit en aucun cas d'un délit d'entrave, notion bien spécifique.
MERCI pour cette réponse très claire. Pourriez vous me dire s'il existe un délai légal et précis entre le dépot des conclusions de mon employeur et la date de l'audience. En quelques mots, me laissera t on le temps à la date du dépot des conclusions de préparer ma défense, et ceux en combien de jours. En vous remerciant
Il n'y a aucun délai légal, ni jurisprudentiel en la matière. Cela découle du fait que la procédure est orale même si le principe du contradictoire doit être respecté. Je ne veux pas vous faire peur mais je me retrouve parfois à avoir les conclusions de la partie adverse le jour avant l'audience. Tout dépend pour ma réaction ensuite de ce que soulève comme problème ces conclusions.
Maitre,
En premier lieu merci pour tous vos conseils.
Si je présente à la barre du tribunal d'instance une pièce essentielle mais non communiquée à l'audience, sera t elle écarter des débats sur le fondement de l'article 135 NCPC ?
Tout dépend de la nature de la pièce et du moment où vous l'avez eu en votre possession. Si c'est une pièce simple que vous avez obtenu il y a peu de temps, cela ne devrait poser aucun problème. Si ce n'est pas le cas, la partie adverse risque de demander de l'écarter des débats ou un renvoi afin de l'étudier. Si l'audience est encore lointaine, je vous conseille pour éviter ce genre de situation de l'adresser par lettre RAR avec un courrier d'accompagnement à la partie adverse.
BJR MAITRE, J'aimerai avoir votre avis sur ce texte et notamment sur ce que doit faire le juge avant de statuer...........
Lorsque le juge prononce la caducité de la citation, le demandeur peut interjeter appel ou former un pourvoi en cassation selon que la décision est ou non rendue en premier et dernier ressort. L'article 407 du NCPC n'est pas applicable, car d'une part le jugement pris sur le fondement de l'article 469 du meme code ne "constate" pas la caducité mais la DECLARE ; et d'autre part il est necessairement contradictoire, puisque le juge, avant de statuer, doit enjoindre a la partie défaillante d'accomplir l'acte de procédure requis.
Joseph, là, nous allons droit sur un débat sur la caducité et les moyens d'y faire face en matière prud'homale : relevé de caducité, voie de recours contre la décision ou simple réenregistrement des demandes par saisine directe du bureau de jugement. Les problèmes de procédure en matière prud'homale sont toujours délicats à appréhender.
BSR MAITRE? j'aimerai savoir si l'on peut faire de nouvelles demandes lorsque l'on va en appel?
Joseph, vous êtes insatiable. Oui, en matière prud'homale, vous pouvez faire de nouvelles demandes en appel sans aucun problème. Cela vient du principe de l'unicité de l'instance qui veut que l'on ne puisse revenir devant le Conseil de Prud'hommes à propos de la même relation de travail si une décision a déjà été rendue (sauf en cas d'apparition d'éléments nouveaux).
MERCI MAITRE !
Maître,
étudiante en 3ème année de droit, je participe à un concours de plaidoiries " Habéas Corpus" anciennement "René Cassin", et je souhaiterais dans le cadre de ce concours savoir comment faire pour accéder aux conclusions d'avocat général sur un arrêt de la CASS Civ 1ère 19.12.2007 relatif à l'adoption par un individu de l'enfant de son conjoint ( ceux-ci étant homosexuels)
J'ai bien pris note de l'arrêt de la Cedh E.B c/ France, mais je suis dans la position du Gouvernement défendeur et je cherche des informations précises sur la notion de vie familiale au sens du droit français et de la Convention.
Pouvez vous m'indiquer la marche à suivre pour trouver ces conclusions, et pensez vous qu'il soit encore possible de s'opposer en tant qu'Etat à l'adoption par un couple homo, ou par une personne célibataire homo?
( La deuxième question a moins d'importance que la deuxième, c'était juste pour avoir l'avis succcint d'un professionnel)
Merci d'avance.
Je vous prie d'accepter mes sincères salutations.
Charlotte
BSR, que dit la loi sur la violation de courrier?
Veuillez, agréer, Maitre mes salutations distinguées.
A charlotte : c'est une bonne question à laquelle je n'ai pas la réponse. Pour le débat sur l'adoption par un ou des homosexuels, vous pouvez utilement consulter l'article de mon confrère Eolas sur la question ici
A joseph : il existe une infraction en droit pénal français prévu à l'article 226-15 du Code pénal qui punit "le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende. Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l'installation d'appareils conçus pour réaliser de telles interceptions." Je pense que c'est de cela que vous vouliez parler ?
Maître,
Ma question va vous paraître bizarre, mais elle reste pour moi un grand point d'interrogation "médiatisation" ou pas, au regard de mon affaire, et du mastodonte qui est face à moi. Je suis invisible regard de ce géant qui m’écrase et dont les ramifications, pouvoirs et « connaissances » à tous les niveaux sont sans fin.
Mon audience est prévue le 17/03. Les conclusions adverses ne sont toujours pas déposées. Cadre supérieur (20 ans d'ancienneté, toujours awardisée et reconnue) d’un très important groupe américain, j'ai demande la résiliation judiciaire de mon contrat de travail, aux torts exclusifs de mon employeur.
Après la nomination d'un nouveau dirigeant, dans les 5 jours de son arrivée et depuis maintenant 2 ans, après avoir été mis en dispense d'activité en 5 mn sans aucun justificatif, ni aucune explication, je suis sans fourniture de travail par ce dernier, donc à mon domicile(je suis toujours payée avec véhicule de fonction etc....) S'agissant d'un important groupe américain pour qui l'image est très importante, et n'arrivant à avoir aucun interlocuteur pour une quelconque négociation de conciliation crédible, je souhaitais médiatiser l'affaire. Quel est votre ressenti sur ce fonctionnement, dois je le faire pour cette première audience ou plus tard... Qu'est ce que ce type de fonctionnement peut induire en terme d'impact positif ou négatif pour moi. En vous remerciant pour votre avis.
J'espère, tout d'abord, vu l'importance de votre dossier, que vous êtes assisté par un avocat. Pour le reste, la médiatisation n'est pas forcément une bonne chose, puisqu'elle pourrait mettre à mal une possibilité de réglement amiable de votre litige. Il est toujours délicat de se fermer une issue amiable. A votre place, j'en parlerai beaucoup à votre avocat afin de prendre votre décision pour peser le pour et le contre et je verrai surtout quel impact sur la position de la société cela pourrait avoir.
Je suis tombé par hasard sur votre blog que j'ai trouvé très intéressant.
Je me permets de vous poser 2 questions:
Un avocat est-il tenu de communiquer ses conclusions et son dossier de plaidoirie à son client avant de les transmettre au Tribunal.
Je suis accusé, dans un procès en rescision d'un partage, du dol d'une femme âgée au seul motif que cette dame m'aurait fait confiance. Il n'y a aucune preuve de l'existence d'une tromperie et je n'ai jamais négocié avec cette dame mais avec son mari et son fils.
Mon avocat se contente de demander un euro symbolique de dommage et intérêts pour accusations injurieuses. Je trouve la sanction bien légère.
Merci Maitre Boutin pour votre réponse,
En réponse : oui, je suis assistée par un avocat, mais qui ne sait pas s'il faut ou pas utiliser la médiatisation (car jamais pratiqué) d'autre part, l'issu amiable n'est plus possible me semble t il, puisque la conciliation n'a pas abouti et que l'audience est maintenant pour la semaine prochaine. Que feriez vous ? sans forcément en donner le conseil... Merci pour votre idée éclairée.
A Dédé : oui, en règle générale, l'avocat communique à son client ses conclusions qui ne doivent pas surprendre ce dernier puisque hors le jargon juridique trés techniques, les faits et le gros de l'argumentation sont discutés entre le client et l'avocat avant la rédaction des conclusions. Pour le dossier de plaidoirie, ce dernier reprenant les conclusions avec l'ajout des pièces, il présente peu d'intérêt pour le client. Il faut discuter avec votre avocat de la raison pour laquelle il sollicite un euro symbolique mais gageons qu'il doit avoir une bonne raison que je vous laisse deviner.
A EB : arriver à un arrangement amiable peut se produire à tout moment et non pas uniquement pendant la conciliation. Il m'arrive parfois de transiger cinq minutes avant l'audience (rare mais tout à fait possible), comme il est envisageable de transiger entre la procédure de première instance et l'appel. J'ai peur que la médiatisation ait peu d'intérêts et encore une fois, savez-vous comment procéder et pensez-vous intéresser les médias avec votre affaire ? Chaque dossier est unique et il est important de prendre en considération la mentalité de la partie adverse. La médiatisation reste à mon avis une solution présentant plus de risques que de réelles bénéfices pour vous.
Je vous remercie de votre réponse.
Vous rejoignez mon avocat qui m'a déclaré: "au civil on peut prétendre n'importe quoi".
Je vous répète que je n'ai jamais négocié avec mon indivisaire, toujours avec ses représentants qui se sont chargés de toutes les démarches auprès du notaire qui est leur notaire de famille
Pour l'adversaire il y a lésion, donc il y a dol, et, pour démontrer la lésion, il fait référence à des éléments matériels, des stipulations des conclusions adverses et même à des références juridiques tous inexistants.
Ce ne sont pas des erreurs involontaires car elles sont réitérées malgré les preuves contraires.
Peut-on, sans compter le préjudice moral infligé, se moquer ouvertement du Tribunal sans encourir d'autre sanction que la perte du procès.
"Se moquer ouvertement du Tribunal" ou "troubler la religion du juge" sont des notions éminement subjectives. Dites vous bien que, pour votre adversaire, votre présentation des faits et votre argumentation juridique sont peut être aussi un moyen de se moquer du Tribunal. Le Juge est là pour dire le droit et on ne peut interdire à un justiciable de saisir une juridiction même s'il prétend manifestement n'importe quoi. C'est la garantie d'une justice ouverte à tous. Le contrôle a priori sur le bien fondé des demandes est matériellement impossible, tout contrôle nécessitant un examen de l'affaire, qui ne peut, en principe, être réalisé que par le magistrat chargé du dossier. Si la saisine est manifestement abusive, la partie défaillante sera vraisemblablement condamnée à verser à l'autre partie un article 700.
. Il est regrettable que le juge civil ne puisse, en dehors des indemnités allouées à l'autre partie, prononcer une sanction pénale.
Je termine ce dialogue constructif en vous remerciant une nouvelle fois pour vos informations
Vous le relevez vous-même. Le juge civil ne peut juridiquement pas prononcer de sanctions pénales puisque ces dernières sont réservées au juge pénal.
bonsoir,
Est il usuel de préparer des conclusions pour une audience prud'hommale devant le bureau de conciliation?
qu'en est il du mémo?
merci d'avance de votre réponse
En règle générale, le bureau de conciliation est un passage obligé lors duquel il ne se passe rien. Sauf cas particulier comme des demandes de rappel de salaire incontestables (qui auraient pu seuls faire l'objet d'un référé), peu d'avocats prennent des conclusions à ce stade. Qu'entendez-vous par mémo ?
Je reviens vers vous.
Appuyé sur une expertise amiable, le Juge de la Mise en Etat a ordonné une expertise judiciaire.
L'adversaire n'a inclus dans ses pièces jointes que le rapport d'expertise judiciaire. Peut-il dans ses conclusions se référer à l'expertise amiable?
Mon avocat peut-il se référer dans ses conclusions à l'expertise judiciaire, alors que lui-même ne l'a pas incluse dans ses pièces jointes?
Ou bien, tout simplement, une expertise précédemment prise en compte par le Tribunal, doit-elle être reprise dans les pièces jointes?
Il est de bon ton effectivement de reprendre dans les pièces communiquées le rapport d'expertise même s'il a été ordonné par le Tribunal. Par contre, à partir du moment où l'un des deux parties l'a communiqué à l'autre, cette pièce est dans le débat et la partie qui ne l'a pas communiqué peut quand même s'y référer dans ses conclusions sans problème. Il n'est par contre pas admis de viser une pièce dans ses conclusions qui n'aurait pas été communiquées. Ainsi, pour parler de l'expertise amiable dans les conclusions, il faut absolument la verser aux débats.
bjr maitre, pouvez vous me donner votre avis sur ce cas : apres demande de report de mon avocat et celui de la partie adverse, pour motif l'affaire n'étant pas en état d'etre jugée,conclusions, échanges de preuves etc,le juge a déclaré un jugement de caducité, je n'étais pas présent lors du jugement,mais mon absence était justifié par la demande de report de mon avocat.J'ai envoyé une requete dans les 15j pour demander un renvoi de l'affaire mais le probleme je n'ai jamais eu de réponse a ma requete? Ce qui m'aurait permis, en ayant les délais et voies de recours, de corriger la décision de caducité et renvoyé l'affaire .
Le relevé de caducité n'a vraisemblablement pas été autorisé. Si c'est la première fois, il faut faire réinscrire l'affaire au rôle directement en bureau de jugement. C'est la seule solution et surtout bien se présenter à la prochaine audience afin d'éviter une nouvelle caducité qui mettrait cette fois-ci un terme définitif à la procédure.
Merci Maître pour votre réponse, je trouve cela dommage de ne pas avoir eu de réponse quand même sur le relevé de caducité.En outre, comme je suis dûment représenté par un conseil, le renvoi
de l'affaire aurait du etre autorisé.
Sauf si ce n'était pas le premier renvoi et que le Conseil a considéré que l'affaire n'était pas du tout en état. Les conseillers décident également parfois une caducité quand aucun avocat ne se présente pour plaider le renvoi. Cela m'est déjà arrivé une fois.
merci pour votre réponse Maître.
Maître,
La partie adverse a-t-elle le droit de faire écrire par son avocat des faits totalement fallacieux ?
Les conclusions remises à un juge judiciaire sont-elles des "écritures publiques " ?
Merci, cordialement.
Et oui, mentir est toujours possible, même en justice. C'est d'ailleurs bien souvent le cas : chaque partie arrange la vérité à sa sauce. Tout dépend de ce que vous voulez dire par écritures publiques. Si l'objectif est de déposer plainte pour diffamation, je vous arrête tout de suite. Il s'agira dans ce cas d'une éventuelle diffamation non publique, punie si elle est avérée d'une amende contraventionnelle de 38 euros, autant dire que déposer plainte en l'espèce ne présente aucun intérêt.
je parle de mensonges portant sur des faits concrets.
un quotidien régional que j'ai poursuivi en justice pour atteinte au droit à l'image a fait plaider par son avocat, que ma photo illustrait un "fait d'actualité" et qu'il m'avait accordé un droit de réponse.
Or le fait d'actualité est une pure invention au vu d'une pièce dont ce journal dénature le sens, et en lieu et place de droit de réponse, il a produit un article écrit par sa rédaction et non pas par moi !!!!
N'est-on pas là devant une manoeuvre frauduleuse à laquelle je constate avec stupeur que l'avocat du journal lui a apporté son concours !
De surcroît, sans le moindre motif, ce journal a demandé ma condamnation à des dommages intérêts reconventionnels parce que je faisais valoir contre lui mon droit à l'image, ce qui pour lui était un abus d'ester en justice !!!
Il faudrait que vous compreniez vraiment le rôle et le travail de l'avocat. Vous avez votre présentation des faits et la partie adverse la sienne. Le juge devra rétablir ce qu'il croit être la vérité en confrontant les deux positions. Je suppose que de votre côté, vous n'étiez pas vous-même asssité par un avocat.
j'ai pris conseil auprès d'un avocat dans une maison de la Justice, mais me suis présenté seul.
Faire présenter par son avocat comme "droit de réponse" un article qui n'en est pas un au vu des dispositions légales qui régissent ce droit général et absolu n'est-il pas une manoeuvre frauduleuse ?
Peut-on accuser le demandeur d'abus d'ester sans fournir la moindre preuve d'une faute de sa part ?
Cordialement
Je vous invite à rechercher dans le code civil la définition de la manoeuvre frauduleuse que vous trouverez notamment dans les articles consacrés aux vices du consentement et plus particulièrement au dol. Quant à dire que le droit de réponse est un droit général et absolu, je ne suis pas vraiment convaincu par cette affirmation. L'abus de droit d'ester en justice peut se déduire simplement de l'inanité de l'action entamée par le demandeur. Je suppose de toute façon que la décision ne vous a pas condamnée sur ce point. Dites vous bien que ce type de demande reconventionnelle fait partie du jeu. Le recours à un avocat vous aurait peut être évité tous ces déboires.
maître,
merci de vos remarques.
Est-ce à dire que si un justiciable qui s'est vu opposer par la partie adverse devant la Justice l'accusation fallacieuse d'un abus de justice, avec demande de dommages intérêts reconventionnels, vous demandait d'agir en son nom contre celle-ci en application de l'article 1382 du Code Civil, vous lui refuseriez votre concours ?
Tout dépend des circonstances particulières du dossier mais en règle générale, je considérerai que la démarche du justiciable ne donnerait rien et risquerait alors par son insistance de vraiment conduire le Juge à prononcer à son encontre une condamnation à des dommages et intérêts pour procédure abusive ainsi qu'une condamnation à l'article 700 du CPC assez salée.
Est-à dire qu'un avocat, dans toute instance civile, peut accepter le demandeur, au nom de votre client, d'abus d'ester en justice et de réclamer sa condamnation à des DI reconventionnels ?
Une demande reconventionnelle pour procédure abusive ne peut-elle pas constituer elle-même un "abus de droit" commis par le défendeur s'il apparaît, précisément, que celui-ci savait pertinemment que le demandeur avait parfaitement le droit d'agir en justice contre lui ?
test
Le test semble concluant, non ?
Bonjour à tous,
Mon adversaire peut il faire référence à une pièce qu'il n'est pas allé chercher chez l'huissier?
(en fait, le PV d'adjudication)
En appel d'un jugement d'expulsion, faire référence à cette pièce comme étant le jugement signifié le ....., dans leur conclusion et dans leur liste des pièces, n'est il pas assimilé à une présentation de faux ?
Car cette pièce n'est pas la pièce qui leur a été signifiée, mais une copie de celle que j'ai transmise avec les conclusions lors de la première audience.
Qu'en pensez-vous ?
Dans des conclusions, il est possible de faire référence à toutes pièces communiquées et versées dans le débat que ce soit ses propres pièces ou celles de la partie adverse. Quant à lister une pièce dans un bordereau de pièces avec un mauvais intitulé, cela peut parfaitement arrivé. De là à crier à un faux, il ne faut quand même pas exagérer.
Bonjour,
Je découvre votre blog, suite à des recherches sur les procédures au conseil des prud'hommes, lisant, je constate que vous répondez avec une excellente rapidité, surtout au regard de votre activité.
Aussi je me permets de vous poser une question:
Sachant que je n'ai pas le droit à l'aide juridictionnelle (au dessus de plafond-seuil), que je n'ai pas les moyens de prendre un avocat pour m'assister. (J'ai une famille à charge), y a-t-il d'autres aides ou moyen de se faire assister par un avocat ?
Sinon, comment bien préparer mon dossier (demandeur) au prud'hommes ?
Merci à vous.
Comme je vous le disais avant que mon commentaire ne bugge, une solution intéressante que je vois est de trouver un avocat qui minore les honoraires de diligence en échange d'un honoraire de résultat plus important. Cela ne sera intéressant pour l'avocat que si votre dossier est bon et vos demandes pécuniaires conséquentes. Pour votre question relative au dossier, regardez les différents articles du blog sur la question mais je vous conseille vivement pour avoir de bonne chances de succès de prendre un avocat. Saisir et mener une procédure devant le Conseil de Prud'hommes n'est pas une chose aisée lorsqu'on ne se fait pas assister et conseiller par un avocat.
Maitre,
J'ai bien lu votre réponse et pris en considération vos commentaires.
J'aurai cependant, une autre question;
J'ai quitté mon entreprise parce que les relations avec la direction étaient très mauvaises. En effet, j'ai été d'astreinte pendant 16 mois consécutifs, et pendant toutes les semaines des mois d'astreintes (non stop, en clair). Mon employeur m'a fait comprendre que je devais m'accommoder de cette décision concernant l'astreinte: "dès qu'on pourra changer de technicien d'astreinte on le fera, mais en attendant, il n'y a que toi". Je n'ai rien dit, ou peut manifester mon mécontentement car j'avais peur d'être licencié ou qu'il me fasse des difficultés supplémentaires.
Mais dès que j'ai eu une opportunité de CDI ailleurs, j'ai donné ma démission, car je ne pouvais plus tenir dans cette ambiance oppressante.
Grossièrement, j'ai donné ma démission, en y étant quelque part forcé indirectement.
J'ai des preuves, que j'ai bien été d'astreinte pendant ces 16 mois.
Mon employeur est-il coupable par rapport à ma démission ?
Quel en est le motif ?
Jetez un oeil sur les articles du blog sur la démission et la prise d'acte de la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur. Si la démission n'est pas motivée par votre problème d'astreinte, vos chances de succès d'une éventuelle procédure seront très minces. Toute la difficulté va être de prouver l'abus de l'employeur dans votre situation passé.
Bonjour,
Au cours de la plaidoirie de la défense (procédure orale devant le tribunal d’Instance), l’avocat de la défenderesse a émis l’hypothèse d’une éventuelle falsification par le demandeur d’une pièce en copie versée au débat sous bordereau.
Or, l’original de cette pièce, document commercial et contractuel édité par la défenderesse, a toujours été en sa possession et sait incontestablement que la copie est authentique.
Elle n’a pas d’ailleurs produit l’original de la pièce pour prouver la prétendue fraude.
En conséquence, quelles sont mes possibilités pour dénoncer la manœuvre déloyale de l’avocat ?
Est-ce un délit ?
Que risque l’avocat pour avoir usé d’une telle manœuvre déloyale en tentant de tromper le tribunal, tout en connaissant parfaitement le caractère mensonger de l’accusation grave portée à l’endroit du défendeur?
Merci d’avance.
Merci de regarder mes réponses aux précedents commentaires exactement sur ce même sujet. L'avocat ne risque absolument rien, cela fait partie de son travail et toute action à son encontre pour tenter de le mettre en cause est voué à l'échec.
Bonjour,
Faisant suite à votre message, je suis surpris que l'avocat ne pourrait répondre de ses actes, en l'espèce émettre l'hypothèse d'une falsification d'une copie produite en justice alors qu'il sait cette accusation diffamatoire par la posséssion de l'original.
Cela me parrait être contraire à toute déontologie d'une part, et d'autre part, cette manoeuvre ne serait elle pas réprimée par l'article 313-1 du code pénal?
Qu'en pensez-vous?
Cordialement.
Je me répète : l'avocat a une liberté de ton dans sa plaidoirie et peut parfaitement insinuer qu'une pièce produite par la partie adverse est un faux, sans qu'il en subisse aucune conséquence. Au juge de décider si oui ou non son affirmation semble exact. L'avocat n'a aucun compte à rendre sur ce point à la partie adverse et ne viole en aucun cas sa déontologie.
Bonjour, mon audience d'appel correctionnelle (violences volontaires aggravées, ITT> 8 jours sur médecin) doit se tenir le 12 juin. Pouriez-vous avoir la gentillesse de me donner une idée de la date limite à laquelle les conclusions doivent être déposées. De plus, un gros lobby national (je n'en dirai pas plus par souci de discrétion...comprennent qui veut!) a fait une demande de constitution en partie civile auprès du doyen des j d'i. Etant donné qu'ils n'étaient pas partie civile en 1ère instance, est-ce recevable? Pour faire clair, les "fuites" disent que la demande a été rejetée, mais qu'elle risque d'être réexaminée lors de l'audience d'appel. Est-ce possible? Une telle décision du proc de la rep n'est-elle pas irrévocable?
Merci d'avance.
Les conclusions sont en général déposées à l'audience même lorsque l'affaire est appelée. Elles ne sont pas obligatoires en matière correctionnelle, sauf si le prévenu soulève une nullité.
Merci pour votre réponse.
Vu le dossier, des conclusions étaient nécessaire en 1ère instance et le sont d'autant plus en appel. En effet, que leur constitution soit recevable ou pas, le conseil de l'ordre des M. pésent son poids. Ace sujet, vous auriez un éclairage à me donner concernant cette question de recevabilité?
Merci d'avance.
Bonjour,
Victime, présente sans avocat devant le Tribunal Correctionnel, je n'ai jamais eu les conclusions de la partie adverse..
22 mois après cette audience, le conseil de la partie adverse a transmis son dossier de plaidoirie à mon nouvel avocat. Je n'ai eu que les témoignages présentés à cette audience devant le TC.
Ayant fait appel du jugement, l'avocat de la partie adverse a remis ses conclusions à mon avocate en audience...
En me remettant les conclusions, mon conseil me disait : "On ne dit rien, on laisse tomber" ..
J'ai saisi M. le batonnier ...
Quel est le recours ??
Merci pour vos réponses
J'ai du mal à vous suivre. En règle générale, le mis en cause ne prend pas de conclusions. Si c'est le cas, c'est vraisemblablement pour soulever une nullité, nullité qui touche un point de procédure et sur laquelle votre avocat ne peut pas vraiment intervenir. Je ne vois pas l'intérêt de saisir le Batonnier pour cela à moins que vous souhaitiez changer d'avocat.
Bonjour ,
je suis comme beaucoup tombée par un heureux hasard sur votre blog.J'ai trouvé un intérêt certain à lire une bonne partie de vos réponses,et je vous remercie de prendre du temps pour les autres sans rétribution (c'est tellement rare!).
J'ai également une question à vous poser:
J'ai achetée un appartement en avril 2007 ,lorsque je l'ai acheté je pensais que le chauffage était au gaz,indication orale de l'agence,ce fait n'est pas dans le compromis et il n'apparait que dans le diagnostique énergétique,or c'est un chauffage électrique.L'ancien propriétaire m'a fait tournée en rond depuis l'année dernière en me promettant une indemnité(5000€).Après multiples échanges entre nos notaires respectifs,il me fait savoir que je ne peux rien attendre de lui car ce fait n'apparait que dans le diagnostique énergétique.Comme je ne peux pas me retourner contre lui,puis-je encore entamer une procédure contre l'agence(mais ce n'était écrit nulle part!) ou contre le diagnostiqueur pour erreur professionnelle?
merci de votre attention
Agnes
Bonjour
j'ai un litige avec mon employeur.
l'avocat de l'employeur a étayer des motifs qui se trouvent être mentionner dans le dispositif à l'inverse et qui suggère de ce fait le même motif que notre demande.
Je voudrais savoir si le dispositif l'emporte sur les motifs?
L'avocat peut il modifier ses conclusions jusqu'à l'audience.
Faut il en informer mon avocat afin qu'il l'indique pendant sa plaidoirie?
Bonjour
j'ai un litige avec mon employeur.
l'avocat de l'employeur a étayer des motifs qui se trouvent être mentionner dans le dispositif à l'inverse et qui suggère de ce fait le même motif que notre demande.
Je voudrais savoir si le dispositif l'emporte sur les motifs?
L'avocat peut il modifier ses conclusions jusqu'à l'audience.
Faut il en informer mon avocat afin qu'il l'indique pendant sa plaidoirie?
bjr, Maitre.
je voulais savoir si l'on peut arreter son cdd pour un contrat interim
avec l'accord de son employeur?Q uelles sont les conditions de rupture? merci .Est ce que la mission d'interim est possible et arreter le cdd?
A joseph : merci de lire les articles du blog sur le CDD et notamment sa rupture anticipée.
bonjour Maitre, je voulais savoir si il est possible d'engager une nouvelle procédure pour demander la nullité du licenciement apres qu'un conseil de prudhommes ai constaté un licenciement sans cause réele et serieuse? quelle juridiction faut -il saisir?
Non, ce n'est pas possible en raison du principe d'unicité de l'instance en matière prud'homale. De plus, un licenciement ne peut en même temps être nul et sans cause réelle et sérieuse, la nullité étant prépondérante.
bjr Maitre,
apres un jugement rendu par le conseil de prudhommes
pour licenciement abusif, j'ai pu constaté aussi que mon licenciement était irrégulier, que puis faire pour faire constater le licenciement irrégulier?
Même remarque qu'au dessus : non en raison du principe d'unicité de l'instance en matière prud'homale.
Merci Maitre pour votre reponse.
Est-il possible de repartir en matiere penale pour harcelement moral?
Juridiquement oui (sauf si le délai de prescription est passé), aucun procureur ne se donnera la peine de faire ouvrir une enquête.
bjr MAITRE, je voulais savoir ce que signifie assigné en référé, quelles sont les modalités, peut on assigné en référé pour harcelement moral et quelles sont les délais?
Le référé n'est pas applicable pour un contentieux relatif à du harcèlement moral.
bsr, Maitre, merci pour vos reponses. Peut on faire constater
un licenciement irrégulier pénalement?
Un licenciement irrégulier n'est pas constitutif d'une infraction. Il n'existe donc aucun recours judiciaire possible à votre situation.
Bjr M aitre, je voulais savoir quelles sont les délais pour porter plainte pour harcelement en matiere pénale?
S'agissant d'un délit, les délais sont de trois ans à partir de la commission des derniers faits fautifs.
Bsr, Maitre, si les délais sont dépassés, peut on déposer une main courante pour harcèlément moral?
Oui mais cela n'emporte aucune conséquence juridique donc l'intérêt est nul.
Bonjour Maître,
La cour d'appel vient de me communiquer un moyen d'ordre public aux termes de l'art. R 611-7 : irrecevabilité des conclusions en indemnisation de la requête qui sont nouvelles en appel. Cela signifie-t-il que ce seul moyen est irrecevable ou que la totalité de la requête va être jugée irrecevable ? En fait, je ne sais pas trop ce que je dois comprendre. Pourriez-vous me préciser ce que cela veut dire ?
Difficile de vous répondre alors que vous ne précisez pas de quel code est tiré l'article que vous citez et que je n'ai pas le contexte de l'affaire.
Il s'agit de l'art. 611-7 du code de justice administrative :" lorsque la décision lui paraît susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, le président en informe les parties et fixe le délai pour présenter les observations éventuelles sur le moyen communiqué" Il est noté que, dans mon cas, la cour est susceptible de soulever d'office le moyen d'ordre public suivant : irrecevabilité des conclusions en indemnisation de la requête qui sont nouvelles en appel.
J'ai fait appel de deux recours rejetés récemment par le TA et j'ai demandé que soit reconnue une situation de harcèlement et donc l'indemnisation du préjudice qui en découle alors que mon avocat n'avait rien demandé en première instance.
Je suis désolé mais je ne pratique pas du tout le droit administratif. La seule chose que je peux vous indiquer, c'est que les grands principes étant applicables devant tous les types de juridiction, les moyens nouveaux soulevés pour la première fois en cause d'appel sont en général irrecevables (sauf en matière prud'homale qui est une exception).
Voici ce que j'ai trouvé dans un manuel de droit administratif : au paragraphe le statut des moyens d'annulation et l'étendue du contrôle du juge : les moyens d'ordre public : les moyens d'ordre public sont ceux que le demandeur peut soulever même après l'expiration des délais de recours ou, pour la première fois en appel. Le juge doit les soulever d'office dès lors qu'il le peut : s'il a procédé ainsi il précise dans l'arrêt que l'annulation est prononcée "sans qu'il soit besoin d'examiner les besoins de la requête" ???
rect : d'examiner les moyens de la requête ???
bsr Maitre, Y a t' il des exceptions si les delais pour porter plainte pour harcèlement moral sont dépassé? Est ce possible aussi de faire une demande de dérogation au procureur général afin que
puisse etre ouvert une procédure?
Non, les délais en matière de prescription de l'action public courent comme indiqué à compter de la survenance du dernier fait fautif ou de sa connaissance pour certains types d'infraction. Dans votre cas, il n'y a aucune exception à faire valoir.
Bonsoir j’ai étai licencié pour cause réelle est sérieuse j’ai contesté mon licenciement devant le conseil des prud’homme qui ma donné raison sur le fait que mon licenciement navée pas un caractère réel et sérieux mais qui a renvoyé l’affaire concernent les dommages est intérés devant un juge départiteur .
Pour info je travaillé dans la métallurgie depuis 25ans et j’ai demandé 2ans de salaires de dommage et intéré. Devant le juge départiteur je doit revoir cette somme a la baisse ?
merci
je perds en appel un proces pour trouble anormal de voisinage sur la base d'une expertise amiable de l'adversaire qui n a pas été critiquée sérieusement par mon avocat et qui ne m'a jamais été transmise.La somme indemnisant ce prejudice de perte de vue et de soleil sur une terrasse et cuisine est de 450000.euros.Peut on parler de faute de l'avocat et perte de chance.
Je vous invite à lire le dernier article du blog publié hier soir sur la question. Et pour répondre à votre interrogation, il y a peu de chances que vous puissiez engager la responsabilité de l'avocat avec succès si l'expertise vous est défavorable. Quel que soit le talent de l'avocat, le résultat risquait de toute façon d'être le même.
Bonjour. une audience est programmée jeudi prochain suite à une requête en changement de domicile de ma fille de 13 ans et de modification de pension alimentaire que j'ai déposée en juin dernier. Je ne suis pas assisté d'un avocat.
J'ai appris que mon ex conjointe est assistée d'un avocat depuis la semaine dernière. J'ai donc envoyé l'ensemble des pièces à son avocat en début de semaine et bien entendu je n'ai aucun retour sur les siennes. Y a t il une date limite pour fournir ses pièces avant le passage devant le JAF ? si je souhaite répondre aux conclusions, voire ajouter des pièces, jusqu'à quand puis-je le faire compte tenu que c'est une procédure orale ?
par ailleurs, ma fille de 13 ans, qui a demandée à être reçue par le JAF compte tenu de l'absence de discussion avec sa mère,n'a pas reçu de convocation pour l'instant. est-ce normal ou dois-je relancer le greffe ?
Merci beaucoup de votre réponse.
Bonjour,
Comme tout le monde je suis tombée par hazard sur ce site.
Il y a 1an 1/2 j'avais demandé une mutation sur montauban en tant qu'assistante responsable, il s'avère que j'étais en désacord avec mon nouveau manager et que je tenais uniquement par peur de perdre mon travail. Au mois de juin je craque , en arret maladie pour dépression, je fait un courrier au siège à mon superviseur en lui expliquant que je ne cautionnais plus ses agissements envers le personnel et qu'il gardait des denrées alimentaire chez lui en DLC et que le lendemain il les repassait au client!!! et que des choses anormales se produisées dans cet établissement.
Il mettait la pression aux personnels, obligé de faire signé les horaires de la semaine même si la personne n'était pas d'accord, il ne rajouté pas les heures supplémentaires, et agressé verbalement régulièrement le personnel, il est totalement inhumain, change les plannings la veille pour le lendemain sans demandé l'avis au personnel il faut se plier à lui.Le personnel ayant peur des représaille ne se met malheureusement pas de mon coté"besoin d'argent pour vivre bien sur".
En fait ce que j'ai essaié d'expliqué à mon superviseur n'a pas été entendu donc je ne me suis plus rendu à mon travail en attendant de me faire licencié ce qui a été fait.
Mais 2 mois aprés j'ai du personnel de cette société qui me recontacte en disant qu'ils en peuvent plus et font également de la dépression à ce jour, si nous allons tous (7 personnes) au prud'hommes ( en demandant un référé) pourrons nous avoir gain de cause (contre le manager et non la société) sans preuve réelle alors que nous connaissons sa facon d'agir autant enver le personnel que ce qu'il fait dans le restaurant? Il garde les DLC les ramène chez lui et les ramènent le lendemain afin d'éviter de se faire attrapper par la DSVétérianaire.
Je sais également qu'en début d'années, une jeune fille a été intoxiqué (urgence) par une viande invarié en DLC.
Est- ce que également cette personne peut-etre citée?
Ce que nous souhaitons aujourd'hui c'est qu'il ne puisse plus exercer ses fonctions là et qu'il soit jugé pour tous ses agissements mais sans preuves reèlle aurons nous gain de causes? ou c'est perdu d'avance car nous sommes plusieurs aujourd'hui à nous manifester sachant que la médecine du travail a des dossiers des personnes qui se sont plaint??
J'espère que j'ai été explicite d'avance vous en remerciant. A bientot.
bonjour,
étudiante en droit, je dois faire des conclusions concernant un arrêt de la CEDH.
Je me suis inspirée de vos indications mais pourriez-vous me dire en quoi la rédaction de conclusions (en défense pour le coup) pr un arrêt devant la CEDH est-elle différente d'une rédaction de conclusions en droit interne?
Ou alors, sauriez-vous où je peux me renseigner? Je ne trouve rien sur l'internet.
Cordialement.
Marie
bonjour,
étudiante en droit, je dois faire des conclusions concernant un arrêt de la CEDH.
Je me suis inspirée de vos indications mais pourriez-vous me dire en quoi la rédaction de conclusions (en défense pour le coup) pr un arrêt devant la CEDH est-elle différente d'une rédaction de conclusions en droit interne?
Ou alors, sauriez-vous où je peux me renseigner? Je ne trouve rien sur l'internet.
Cordialement.
Emily
Bonjour, En premier lieu merci pour votre blog très instructif. Mon ex mari a déposé une demande de suppression de pension alimentaire. J'ai reçu sa requête avec un texte écrit à la main indiquant les raisons invoquées. Il ne m'a transmis aucun justificatif. Que se passera-t-il s'il ne le fait pas? Dois-je lui transmettre les miens même si lui ne me les envoie pas? J'ai rédigé des conclusions en m'aidant de votre blog; Ces conclusions pour être recevables doivent elles être transmises à mon ex mari et au juge? S'il ne me transmet rien et que je lui transmets tout conclusions et justificatifs, il aura sans doute une longueur d'avance sur moi; Qu'en pensez vous? Merci de votre aide nathalie
Réponse de Stéphane BOUDIN : votre ex-mari doit impérativement vous adresser ces pièces avant l'audience. Il s'agit du respect du principe du contradictoire. Je vous renvoie aux articles du blog sur le dossier de plaidoirie et la preuve notamment. S'il ne présente aucune pièce à l'appui de sa demande au Juge, vous pourrez alors soutenir qu'il ne prouve aucunement le bien-fondé de ses prétentions. Inutile de vous dire que le Juge aura donc plus facilement tendance à l'en débouter. De votre côté, il faut que vous lui adressiez tous vos éléments et indiquiez le défaut de communication de pièces dans vos conclusions. Vous n'avez à transmettre vos pièces et propres conclusions que le jour de l'audience. Le Juge s'y référerait par la suite pour rendre son délibéré.
la situation : une requête déposée (par moi même) pour demander une revalorisation de la pension. Mon dossier bien bouclé, tous justificatifs détaillés et joints. Tout cela bien évidemment transmis en R-AR à l'avocat de mon ex mari.
En contrepartie, je reçois ses pièces justificatives de ses charges et revenus le vendredi soir alors que l'audience était fixée au lundi matin suivant...
Etudiant du mieux que je le pouvais son dossier, je m'aperçois qu'il n'y a qu'une seule fiche de paie (novembre 2008), une seule facture EDF, une offre de pret datant de 2007 pour un investissement BORLOO non signé et pas de contrat de prêt définitif. Réception de ce dossier trop tardif pour demander des compléments avant l'audience.
Je prépare consciencieusement mon exposé (court) pour énoncer au JAF ce manque de consistance... et éventuellement un report...
Vient l'audience, le jour J... Je ne m'étais préparer que les grandes lignes pour ne rien oublier et pas de "conclusions"... :-/
Je commence à parler et le JAF me coupe me demandant si une procédure avait déjà été engagée...
Je réponds aucune procédure devant un JAF depuis le divorce mais qu'une AEMO est en cours pour mon ainé de 8 ans. Procédure qui a été initiée par la protection de l'enfance suite aux plaintes de mon fils concernant ses rapports avec son père. (il a été établi qu'il subissait violences morales et physiques - gifles- ce qui fait sourire mon ex mari).
Le JAF me demande de développer...
Je ne m'étais pas préparée à parler de cela et l'émotion a pris le dessus sur mon assurance...
Le JAF se tourne alors vers mon ex mari qui parle plus du divorce (par consentement mutuel) pour lequel il a soit disant été plus que conciliant en ne me laissant la résidence des enfants que parce que ses horaires de travail ne lui permettaient pas de les prendre en charge. En profitant au passage pour me descendre tant que c'était possible (selon ses termes devant le JAF je suis "faux cul", menteuse et de mauvaise foi)...
Bref, le JAF s'adresse alors à son conseil (grand cabinet de Versailles) qui évidemment souhaite me débouter de ma demande.
Je pensais alors que le JAF reviendrait vers moi pour connaître ma position par rapport à ce qui était avancé par la partie adversaire mais que nenni ! Le JAF annonce "bien, je rendrais mon jugement mi mars"... La partie était "jouée"...
Je suis sortie au bord des larmes avec le profond sentiment de ne pas avoir été entendue et le droit de passer par la case "plateforme d'information de la médiation".
La seule chose que j'ai pu placer par rapport à la PA est que je voulais une répartition plus équitable...
Je ne suis pas très optimiste et j'ai vraiment un sentiment d'injustice... peut-être à tort... je le souhaite.
J'ai engagé la responsabilité civile du président d'une association.
Celui-ci se retranche derrière une prétendue délibération du conseil d'administration de cette association, délibération qu'il ne produit pas à l'appui de ses conclusions.
Dans le même temps, j''ai mis en demeure cette association de me donner la copie de cette délibération.
En vain !
Puis-je demander par référé au Président du TGI qu'il ordonne à cette association de me donner la copie de la délibération invoquée par son président ?
D'avance Merci
Bonjour Maître
Concerne assignation TGI :
L'avocat du demandeur affirme sur l'assignation un fait non fondé et totalement faux.
Il se réfère soit disant à un procès-verbal de police qui, soit n'a pas été lu, soit très mal interprété par son client...
Le rappel des faits est très "fantaisiste".
Mon avocat a demandé la communication d'un certain nombre de pièces rappelées dans l'assignation (les preuves de ce qu'il soutient dans son assignation).
Bien entendu, il a demandé une copie du procès-verbal directement au commissariat de police pour se faire son opinion.
Il me répond à chaque fois que les conclusions ne peuvent pas être rédigées tant que l'avocat du demandeur ne répond pas.
Pourriez-vous m'indiquer s'il existe un délai ou un recours lorsque l'avocat du demandeur ne donne pas suite aux demandes ?
Comment peut-on intervenir en tant que client pour ne pas faire durer une affaire où les deux avocats ne semblent pas très pressés de conclure avec ou sans la communication des pièces ?
D'ailleurs est-il possible à un moment d'indiquer au juge qui se charge de la mise en état cette situation (depuis septembre 2008).
Ok pour des délais mais pas sans raison ....
Je m'adresse à vous pour savoir si cette situation est acceptable en tant que client.
Faut-il prendre conseil chez un autre avocat pour expliquer cette situation ou "harceler" mon avocat ?
Bientôt 7 mois sans avancé, c'est très long.
C'est un réel préjudice, tant au niveau moral qu'au niveau financier dans la mesure où nous ne pouvons faire aucune dépense démesurée..
Je fais confiance en la justice, tout en sachant qu'en attendant je devrais faire face à des dépenses et qui sait même un appel...
Cordialement.
Stéphane BOUDIN : il n'y a rien à faire pour l'instant. Il est très dangereux de forcer la main à votre avocat pour avancer votre dossier alors même que cela se retournerait vraisemblablement contre vous. Laissez le faire.
Bonjour,
Etudiant en deuxième année de droit, je dois préparer une plaidoirie. (Merci pour les infos-conseils de votre site.)
Je souhaiterai savoir comment articuler dans nos conclusions des prétentions différentes mais sur un même cas et contre une même personne.
Exemple: je souhaite engager la responsabilité civile délictuelle de M. X et pour cela comme dans un cas pratique je dois envisager toutes les hypothèses (resp. du fait personnel, du fait de la chose, du fait d'autrui...). Donc dans la plaidoirie mes prétentions peuvent porter sur ces différents terrains. C'est à dire que je vais attaquer M. X sur tous ces terrains. Et je pense que le juge tranchera en optant pour un des cas de responsabilité, si la responsabilité de M. X est effectivement engagée.
Mais alors comment articuler ces différentes prétentions, où pour un même objet, on peut avoir différents angles d'attaque (resp. du fait personnel, du fait d'autrui, ....)?
Cordialement,
celo.
Stéphane BOUDIN : je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne stratégie, en pratique. Si en théorie, il peut être intéressant d'envisager tous les cas de figure, le juge a besoin d'être convaincu de la pertinence de l'argumentation de l'avocat. La noyer en attaquant sur plusieurs terrains contradictoires entre eux affaiblit plus qu'autre chose votre dossier.
Si vous souhaitez persister dans cette façon de procéder, il faut développer en premier l'argumentation la plus pertinente puis les autres dans le cadre de subsidiaires. Pour ma part, je ne fais jamais de subsidiaires, question de psychologie.Merci, Maître, pour votre réponse tout d'abord.
En effet, je suis également d'accord avec vous sur le fait qu'attaquer en terrains contradictoires risque de "brouiller" les convictions du juge (et donc c'est en notre défaveur).
Mais voilà, l'exercice de plaidoierie qui nous est demandé est entre le pratique (10 minutes à l'oral et prise de parole une fois par partie) et le théorique ("cas pratique" où d'habitude on doit envisager les différentes hypothèses ou différents moyens afin de parvenir à la solution du problème).
Nous sommes demandeurs lors du procès, c'est donc aussi pour cela que j'envisage (avec mon groupe) de "contrecarrer au maximum" sur les différents terrains la partie adverse, qui dans le cas qui nous est soumis tentera d'éviter que la responsabilité de son client soit engagée mais aussi qui essayera que ce soit la responsabiluté de notre client qui se voit engagée. Car "partir" sur un unique terrain d'attaque peut être aussi risqué que de partir sur plusieurs, puisque par définition l'issue du litige n'est pas prévue à l'avance.
Donc je pense qu'il serait peut-être plus "sûr" de balayer le terrain afin de ne laisser "aucune chance" à la partie adverse, même si on aura alors différents moyens dont un sera susceptible d'être retenu par le juge sur la même issue et contre la même personne. Qu'en pensez-vous?
Alors je me dis qu'il faut établir une certaine hiérarchie entre nos différentes prétentions allant de la plus pertinente (c'est à dire susceptible de déboucher sur une solution conforme aux intérêts de notre client) à celle qui a peut être moins de chance d'aboutir à une telle solution.
A cette fin, il nous faudra user de la technique, dont vous faîtes mention, du "subsidiairement"; à laquelle vous semblez légitimement être hostile.
Merci encore pour vos conseils.
Bonne journée.
Bonjour,
Pour juste une question concernant les honoraires des avocats à la Cour de Cassation : est-il exact que l'avocat ne peut déposer les conclusions (le pourvoi étant fait) avant règlement (même par plusieurs chèques à paiement différé) de sa facture d'honoraires ?
Je suis hélas au pied du mur sans aide judiciaire et aucun moyen de règlement la facture dépassant 3000 euros (au-dessus de mes moyens meme avec plusieurs chèques-ce qui signifie que un peu trop de revenus pour l'aide judiciaire je ne peux plus me défendre) et serai donc dans ce cas sans aucun autre recours contre la décision de la cour d'appel ?
Bien cordialement
Vincent
Bonjour,
Je voulais savoir si dans le dispositif, nous devons également mettre , outre nos demandes principales formulées à la fin de chaque partie, le cas échénant, nos demandes à titre subsidiaire.
Doit-on donc se contenter uniquement de reformuler nos demandes principales?
Merci d'avance,
Bien cordialement.
APRES RECEPTION DES CONCLUSIONS DE L'AVOCAT ADVERSE MON AVOCAT PEUT IL MODIFIER SES PREMIERES CONCLUSIONS PAR UNE CONCLUSION REFORMEE
MERCI
Bonjour Maître,
Cela n'a pas vraiment de rapport avec les conclusions mais j'ai besoin de tirer les choses au clair concernant la constitution des dossiers de plaidoiries.
Peut-on ajouter des pièces de procédure (tel que jugement, assignation...) sans en avoir fait état dans le bordereau de communication de pièces ??
Bien cordialement.
Bonjour Maître,
Procédure au CPH. Après un référé, puis un jugement sur le fond annulé pour vice de procédure,l'affaire a finalement été renvoyé au départage en octobre 2009.
La partie adverse peut-elle refuser des pièces envoyées par E-mail ? Puis-je démontrer une manipulation à partir des conclusions en réponse fourni en déc 2008? Je n'ai pas d'avocat. D'autre part dois-je fournir la doc (cour de cass, appel etc à la partie adverse ainsi qu'au tribunal ? je vous remercie de votre conseil.
le 15 septembre:par Amour
bjr Maître
je suis tombée par hasar dans mes recherches sur ce site et ça ma bcp interessé.Je suis stagiaire dans une étude et
je suis confrontée à un litige qui me ramene au régime applicale en 1965 en france, vu qu'à l'époque le mariage était régit en afrique par le code civile. la dame demande le divorce et désire absolument la vente de l'immeuble acquis par son époux en 2003.or les dispositions du présent code sénégalais ns renvoient au dispositions anterieures.et il ns faut trouver un moyen de pas faire vendre cette immeuble, car mon client y tient.j'essais de me fonder sur les art 1498 et 1402 à 14O4, mais mon maitre de stage n'arrivons pas à tomber d'accord.et ce dossier il tient à le gagner en me mettant la corde au cou
que puis je faire
Bonjour,
j'ai reçu une assignation devant le tribunal de grande instance en juin dernier.
J'ai contacté par téléphone un avocat à qui j'ai expliqué la situation et qui a bien voulu se saisir du dossier.
A cette occasion je lui ai donc fourni les éléments nécessaires à la rédaction de ses conclusions.
Or il a omis de transmettre ces éléments à sa collaboratrice qui était chargée de rédiger les conclusions.
En l'absence d'éléments, elle dit avoir essayé de me joindre à plusieurs reprises, sans succès.
L'échéance approchant, elle a donc rédigé les conclusions en fonction d'éléments fournis par d'autres parties.
Je suis donc en désaccord avec les conclusions qui ont malheureusement déjà été expédiées au tribunal.
Que faire?
Est-il possible de modifier ces conclusions sans se décrédibiliser devant le tribunal?
Cordialement.
Bonjour,
je suis étudiante en droit en M1, je bloque sur des rédactions de conclusions que je dois faire pour un TD. Je suis censée défendre un Monsieur qui a quitté un appartement sans avoir payé 12 mois de loyers, et dont le bailleur lui réclame le paiement. Quel moyen puis-je invoquer dans la discussion ? Le paiement des loyers étant une obligation du locataire, je ne trouve pas d'arguments favorables au fait qu'il ne les ait pas payé!
D'autre part, je ne comprends pas bien la différence entre a partie "discussion" et la partie "par ces motifs" des conclusions...
Cordialement
Réponse de Stéphane BOUDIN : dans certains cas, il n'y a pas grand chose à invoquer comme argument juridique pour défendre certains dossiers. Vous plaidez alors "le fait et non le droit". Dans votre cas, il faut tout simplement informer le juge des raisons qui ont conduit le client à ne payer son loyer, preuve à l'appui et demander des délais de paiement.
Quant à la différence entre la discussion et le dispositif, relisez bien l'article. Le dispositif se veut uniquement un rappel succinct pour le juge des demandes de chaque partie. Il fait écho à la dernière phrase de chaque partie de la discussion.
Bonjour,
dans une affaire, lorsque l'avocat du défendeur ne conclue pas avant la date fixée par le juge de la mise en état, que peut demander cet avocat ? Et que peux faire l'avocat du demandeur ?
Merci d'avance pour votre réponse
Bonjour Maître,
Afin d'être bref, et d'expliquer au mieux ma demande, dans quelques jours je vais assigner mon ex-employeur devant les prud'hommes, le solde de tous comptes ayant été contesté. Attaché à un horaire collectif de 169 H, pendant 2 ans il n'a pas appliqué la loi TEPA. Aujourd'hui, faisant la sourde oreille, je suis obligé de le poursuivre. La somme réclamée n'est peut-être pas importante (1075 €), mais c'est sur le principe. Après vérification, il semble que la régularisation ne peut-être faite auprés des URSSAF, et que l'exonération fiscale et sociale de la somme soit perdue pour le salarié. Ma question : Dois-je directement demander des dommages et intérêts en incluant cette somme, si dommages, comment puis-je les évaluer ?
Ou alors, dois-je demander au tribunal l'application de la loi, et forcer l'employeur à régulariser la situation.
Merci de votre avis.
Cordialement
on me dit que pour l'échange de conclusions si la partie adverse ne répond pas aux nôtres le JAF va conclure & que mon avocat ne peut rien faire - pouvez-vous me renseigner sur la façon de relancer l'échange des conclusions entre avocats ? si la partie adverse ne répond pas mon avocat peut-il relancer avec de nouveaux éléments ? merci de votre attention - sincèrement -
Maître Boudin, merci pour votre article.
J'ai bcp cherché de conclusions sur le net; cet article est très bien, c'est très aimable de votre part de partager votre savoir.
Maître Boudin, merci pour votre article.
J'ai bcp cherché de conclusions sur le net; cet article est très bien, c'est très aimable de votre part de partager votre savoir.
Maître,
le divorce de mon futur compagnon (marié sous le régime de la communauté) n'est pas évident, car sa femme est dépressive donc changement d'humeur, changement de divorce !!!!
En juin divorce contentieux : audience le 7/09/2010.
En juillet, elle change d'avis et veut un divorce par consentement mutuel. Le juge n'est pas averti du changement et la maison (dont le compromis de vente a été signé en juin) doit se vendre le 10/09/2010.
J'ai dit à mon ami quand sa femme a changé d'avis et que la villa se vendait "que les avocats demandent un report".
L'avocat de mon ami, avant hier, lui a dit "le 7/09/2010, il faut que vous alliez à l'audience et que vous demandiez un report, car rentrer dans l'indivision pour quelques jours est stupide". Le changement de procédure de divorce et cette vente de villa en cours peut permettre un report ou le Juge peut tenir compte du compromis et de la vente imminente du bien commun et déclarer le divorce ?
Le délai du report, s'il est nécessaire, est- il important ?
Merci de votre attention et de votre avis.
Respectueusement
Bonjour.
Tout d'abord merci pour votre site. il devrait être déclaré d'utilité publique.
Voici mon problème : j'ai été déboutée de ma demande par le jugement des prud'hommes (je suis en litige avec mon employeur pour harcèlement moral et poste en inadéquation avec mes diplômes et mes compétences), au motif que le harcèlement moral n'était pas démontré.
J'ai donc rappelé mon avocate pour que nous fassions appel.
Elle m'a donc envoyé un projet de conclusions qui n'est pas très différent de celles présentées devant les juges prud'homaux (elle a ajouté des extraits des pièces jointes, c'est tout...).
Je trouve qu'elle fait le minimum et ne s'implique pas assez dans la procédure.
J'ai donc pris l'initiative de modifier sa version des conclusions de mon côté en y a ajoutant d'autres paragraphes (tels que l'absence de formation, la mise en cause verbale par des insultes ou des comportements de surveillance continuels, etc).
J'ai aussi pris la liberté d'ajouter des extraits de cour de cassation dans tous les paragraphes, pensant ainsi que je multiplierai mes chances de convaincre les juges.
Mon avocate m'a rétorqué que les modifications apportés étaient hors sujet, ou non pertinentes...
Qu'en est-il exactement ? (je parle uniquement des 2 paragraphes ajoutés et les ajouts d'arrêt de cour de cass).
Merci d'avance Maître.
L'un de vos admirateurs que vous avez en tout état de cause inspiré fortement...http://lassana.over-blog.com/articl...
Réponse de Maître BOUDIN : oui, j'ai été informé sur ce site. Vous noterez qu'il ne se contente pas de recopier juste cet article précis de mon blog mais également quelque autre. Il a aussi pillé allégrement certains de mes confrères dont Eolas.
Mille mercis pour ces informations précieuses!
Je suis étudiante stagiaire en cabinet d'avocats, et ayant des conclusions à rédiger en urgence, votre article m'a bien aidée, en substitution à un maître de stage déshumanisé!
Bonjour,
Je dois passer en correctionnel bientôt avec la double casquette de victime et accusé. Pour cause, j'ai reçu des coups devant un témoin que la police a intérrogé et qui a confirmé que j'avais fait l'objet d'une violence unilatérale. La police m'a demandé de me rendre au UMJ. Je ne l'ai pas fait. En revanche, mon agresseur lié par le mariage à l'époque a été aux UMJ et a déposé une plainte le lendemain, avec 3 jours d'ITT obtenus sans savoir comment. Que vaut le témoignage par rapport aux jours d'ITT "abusifs". Quel conseil face à un tel mensonge. La personne n'est pas à son premier coup d'essai le précédent mensonge s'étant achevé par une relaxe. Merci pour votre réponse.
Philio
Je suis élève avocate sur Marseille et actuellement en stage.
Votre page m'est d'une grande aide pour la rédaction de mes conclusions! C'est clair, net et précis!
Je vous remercie.
Bonjour,
Quand on est un "particulier" qui rédige ses conclusions, utilise-t-on "je, moi, mon,..." ou "Mr X, il, lui,son" ?
merci
Bonjour. Une question de droit pur.
Une jeune Juge a rédigé une décision avec le même non-professionnalisme qu'elle a dirigée son audience. Elle se contre-dit radicalement entre ses EXPOSE des MOTIFS et son dispositif PAR CES MOTIFS. Il s'agit d'une question de pension alimentaire. Il n'a pas été demandé de relecture de cette décision. Les délais d'appel sont dépassés. Qu'est ce qui fait loi entre les deux? Motifs ou dispositif? Connaissez-vous un arrêt de la Cour de cassation qui précise ce cas? Merci
Bonjour .ma question .j'ai gagné un procès de prud’homme travail dissimulé a Cayenne qui passé en cassation cour d'appel en Martinique , j'ai gagnée mon ancien gérant refuse de me payé , Nov 2010 a retourné le courrier envoyé par mon avocat a huissier ,depuis janvier il doit y avoir une mise en état , l'avocat de la parti adverse prend tous son temps arrive le moi de juillet il na toujours pas déposer son dossier , la parti adverse a combien de temps pour envoyer sont dossier ?de plus j'ai besoin d'une décision rapide car je dois prendre ma retraite ou puis je quand même prendre ma retraite et demande par la suite les arriérés , merci beaucoup .
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Bonsoir! Maître
Je viens par la présente vous informez, que mon fils à été mordu par un chien pichbull à son collège. c'est pour celà que j'ai demander, l'aide juridictionnelle, seulement le bureau d'aide juridictionnelle me demande de préciser, l'objet exacte de ma demande, et la juridiction que je souhaite saisir pour cet affaire.S'il vous plait maître aider moi à les répondrent, le plus tôt que possible,personnellement,, je souhaite que se collège soit condannée, et qu'il paye les dommages et intérêts.
Je vous prie d'agréer maître mes salutations distinguées.
Cher maître,
un mineur âgé de 16a et un mois se rend coupable d' une dénonciation calomnieuse.
La victime porte plainte ds les délais alors que le dénonciateur est devenu majeur et aura même 19 à l audience.
Sera-t-il jugé comme un majeur ou un mineur ?
2 avocats m ont donné 2 réponses differentes dc j aimerai savoir votre avis ?
Merci d' avance
Bonjour, Je suis convoqué en conciliation - reçue début juillet 2011 - devant de Tribunal des Prud'hommes le 12/09. Avec les vacances d'été je n'ai pu préparer correctement ma défense. Puis-je faire une demande de report d'audience ? D'autant qu'il s'agit d'une affaire privée entre deux particuliers retraités. L'un ayant effectué une bricole chez l'autre et essaie de faire valider sa bricole par un contrat de travail salarié devant les tribunaux !
Bonjour,
Je viens de pendre connaissance des conclusions du juge d'appel. J'ai une impression dont je souhaite me defaire apres l'avoir verifiee.
Cela concerne mon licenciement posterieur a une demande de resilliation judiciaire de mon contrat de travail.
Cette resiliation s'appuie sur deux points : la falsification des bulletins de salaire par mon employeur et l'execution d'un grand nombre d'heures supplementaires .
La falsification : j'ai obtenu une promotion en passant cadre et responsable d'un magasin de la societe. Mon dernier salaire de non cadre comportait un solde de repos a prendre de113 jours. Dans les 6 mois suivant ma nomination j'ai remarque que chaque mois ce solde etait empute d'une vingtaine de jours jusqu'a atteindre zero alors que j'etais present.
La premiere annee a ete dure et le manque d'effectif m a demande de faire des heures supplementaires sortant du cadre normal de travail.
A la suite de ma demande de resiliation le societe a trouvee le moyen de me mettre a pied et de me licencier pour faute grave.
L'avocat auquel je me suis adresse pour m'aider a demander et obtenir la resiliation judiciaire n'a jamais mis en avant les falsifications des bulletins de salaire comme je pensais qu'il le ferait pour dire qu'on me volait des jours pendant que je travaillais 11 heures par jour a ma nouvelle tache de cadre. Il a dit que je faisait des heures supplementaires et qu'en meme temps la societe me les decomptaient sur mes bulletins de salaire.....ceci n'est pas exact mais j'ai laisse faire en me disant que si on prend un avocat on doit lui faire confiance
Ni a la conciliation, ni a l'audience des prud'hommes mon avocat a marque sur les conclusions que la societe a liquide des repos acquis afin de les solder et de n'avoir jamais a les payer. Apres le jugement des prud'hommes rendu (ou le licenciement pour faute grave a ete requallifie en licenciement pour cause reelle et serieuse) et avant le jugement d'appel j'ai alors vivement insiste pour que mon avocat inscrive qu'il y a d'une part les jours acquis que la societe a liquide et en plus et a part la production d'un grand nombre d'heures qui ne m'ont pas ete payees.
Il m'a envoye un projet de conclusion par mail que j'ai valide mais etant a l'etranger (asie) je n'ai pas pu verifier sa plaidoirie et voir les conclusions remises au juge et a la partie adverse.
J'ai par la meme occasion demande a mon avocat de rajouter la demande de paiement de ces 113 jours ; l'avocat m'a repondu que ne l'ayant pas mis depuis le depart dans les demandes , il etait a ce niveau de la procedure impossible de le rajouter. Donc je me fais reellement voler 113 jours de repos.
J'en viens au fond de mon obsession du moment. Le projet que j'ai valide comprenait un paragraphe intitule : les heures supplementaire effectuees avant le nomination au Magasin. "Le dernier bulletin de M. M en qualite de non cadre fait apparaitre un droit acquis a repos compensateur de 113 jours. C'est ainsi que M.M est suppose avoir pris une vingtaine de repos par mois alors qu'il travaillait une douzaine d'heures par jours". ((Effectivement mes 6 premiers bulletins de cadre comportent dans la colonne destinee aux recups et repos, une 20aine de jours d'absence)).
Le doute me viens du fait que dans les conclusions adverses l'avocat n'essaie pas de demolir ce paragraphe et que dans les conclusions du juge d'appel il n'y a rien qui indique ce qu'il pense de ce fait si flagrant qu'il eblouirait un aveugle.
Du coup je me demande si mon avocat l'a bien mis dans les vrais conclusions (celles qui ont ete envoyes a mon employeur et au juge).
Le minimum aurait ete je pense qu'ils en disent un mot ne serait-ce que pour me debouter de mon grief.
Avez vous saisi mon interrogation ? qu'en pensez-vous ? auriez vous des conseils sur la facon de controler et avoir le coeur net et prendre les dispositions necessaires au cas ou ?
Comment je peux verifier un original des conclusions sans passer par mon avocat pour controler dans un premier temps.
Si je dois passer par mon avocat : comment je peux etre certain de l'orignalite du document. On doit me verser tout de meme la somme de 30000 euros. Dois je attendre d'avoir la somme pour ensuite faire ma verification ?
Je suis dans l'attente de votre aide. si vous souhaitez avoir de info complemtaires afin d'evaluer ma position, n'hesitez pas a me dire.
Les juges considerent que la resiliation au torts de l'employeur n'est pas etayee, que le fondement des heures supplementaires ne l'est pas non plus et qu'il n'y a pas non plus eu de harcelement. Tout comme si j'allais demander la resiliation sans aucun motif valable !!!!!
Cordialement.
David.
Bonsoir ,
Suite à un conflit avec mon ancienne avocate , je suis passé devant la cour d'appel contre mon ancienne avocate . Le lendemain de l'audience en appel, j'ai renvoyé d'autres documents au greffier .
Pensez vous qu'il va les acceptés?????
Ya t'il des risques sur mon affaire ??
Avec mes remerciements
désolée pour les fautes d'orthographes !!!
Dans une affaire civile une des 2 parties à fait appel. Elle a déposé ses griefs etc. La partie adverse depose ses conclusions. ma question est: Est ce que l'arret est prononcé après ces conclusions ou est-ce que l'appelante pourrait continuer a déposer de contre conclusions comme en première instance?
Bonjour Maitre,
etant en litige avec mon ex employeur pour des heures sup n'ayant pas etais payés,la date du jugement est fixé au 17/11/2011,mon avocat m'a averti ce matin que c'est repousser car la partie adverse n'a pas rendue ses conclusions,est_ce legal ?
Bonjour,
J'ai une question concernant un appel en matière de prud'homme :
Le jugement du prud'homme m'a été favorable et a condamné mon ex-employeur à des paiements pour licenciement abusif et sans fondement. Mon ex-employeur viens d'informer mon avocat de son intension d'aller en appel.
Ma question est la suivante :
Est ce que le tribunal d'appel va rejuger l'affaire sur les mêmes pièces qu'en première instance ou est-il possible à mon ex-employeur de fournir d'autres éléments, pièces ??
Je ne vois pas lesquelles, mais bon c'est juste pour mieux comprendre comment fonctionne le tribunal en appel.
PS Comme mon avocat va me réclamer des honoraires supplémentaires, puis-je les rajouter à ma demande de paiement ?
Je ne suis pas juriste, excuser la "naïveté" de mes questions..
Je vous remercie
Bonjour,
Je me défends seule contre mon ex-employeur, représenté, lui par un avocat.
Mes deux avocats ont ouvertement défendu la cause de mon employeur en repoussant de 9 mois la saisine du CP, puis en ne se présentant pas àl'audience de remise des pièces pour l'un et pour l'autre en m'incitant à signer à l'amiable un arrangement en ma totale défaveur.
Bref, je me défends seule et je voudrais savoir si la partie adverse a vraiment le droit de m'e menacer (saisi de l'ordre des avocat et retard de la procédure) si je ne retire pas de mes conclusions les pièces prouvant la tentative de leur part de conciliation, sachant que dans leur version officielle , ils nient totalement les faits de harcèlement et même du poste que j'occupais réellement (pour lequel j'étais largement sous payée). La partie adverse a déjà sollicité deux report et cette fois-ci ne s'est pas présentée à l'audien ce de remise des pièces sans m'avoir fournit ses conclusions dans les délais prévus.
Merci de votre réponse
Bonjour,
Je suis en procédure de divorce avec Mme et l'ordonnance de non conciliation du JAF ne m'a pas été favorable alors que Mdme a été condamnée par le tribunal correctionnel pour soustraction d'enfant. Vaut'il mieux faire appel maintenant ou le faire aprés? merci.
Le jugement a été prononcé. Dans les conclusions de mon avocat je devais touché des dommages et intérêts. Le tribunal ne l'a pas mentionné dans le jugement.
Mon avocat me dit que je ne peux touché les deux choses. Remboursement de toutes dépenses + article 700 ou les dommages et intérêts. Pourquoi ? Merçi. Dans l'attente de vous lire.
Bonjour Maitre, je viens de plaider au TASS. Je souhaite emmener des elements qui n'etait pas a ma disposition lors de l'audience. Ces elements ont ete envoyer aujourd'hui par la Caisse Espagnole au TASS et a l'inspecteur CPAM (partie adverse). A votre avis seront ces elements additionelles consideres? ... Merci d'avance de votre reponse, Cordialement Mucria
bsr maitre voila en 2004 je suis victime un at avc opération en 2005 la société me propose une transaction tjr etand en at elle mes perturbe le bon fonctionnement de la société je passe o prud’homme ensuite départage ou j'ai gain de cause la societe fait apel et ojourdhui je suis passe reponse le 13mars 2012 et je doigt aussi apres les prud'homme reintegre la societe quand pense vous
Bonjour
Après que j'ai saisi le Conseil des Prud-hommes et avoir rendu nos conclusions, la date de fixayion était fixé pour le 16 janvier 2012 pour que la partie adverse présente leur conclusions. Au court de la séance de fixation, l'avocat de la partie adverse a demandé un délais supplémentaire pour rendre ses conclusions, donc le conseil a fixé la date de 12 avril 2012 pour plaidoirie, et comme j'ai compris, la partie adverse devait, rendre ses conclusions dans un délais maximum de 1 mois, soit le 16 février 2012. Le délais étant passé sans avoir des nouvelles de la partie adverse, comment ca se passe maintenant? et qu'est ce qu'il faut faire.
Merci en avance pour votre aimable assistance.
Cordialement
Merci pour cet article très instructif. Je suis à la recherche d'une décision de justice qui aurait jugé que la page de garde des conclusions ("pour" / "contre") l'avocat devait faire apparaitre son nom propre et non uniquement celui du cabinet dans lequel il travaille ("POUR M. X ayant pour avocat monsieur truc et non ayant pour avocat la société truc cabinet d'avocats)
auriez vous entendu parler d'une telle décision? apparemment le défaut de mention du nom de l'avocat aurait pour conséquence le rejet des conclusions (et en procédure prud'homale une absence de prise en compte des arguments développés en leur sein et non repris à l'oral....) je vous remercie d'avance pour votre aide!
La plus grosse ânerie que j'aie entendue de ma vie est : " j'ai confiance en la justice de mon pays"
La France est devenue à bien des égards et tout particulièrement en matière de justice dans le domaine de la délinquance financière des puissants du CAC 40 une véritable république bananière .
Que signifie en France une décision de justice lorsque France Telecom Orange est en mesure de recruter un Juge torpilleur installé au sein de son siège social ? Que signifie en France une décision de justice lorsqu'un avocat torpilleur vous représente contre votre volonté et à votre insu après avoir dissimulé vos pièces ? ( voir le chapitre 4 du site ci-dessus avec preuves écrites scannées ) .
Tout cela est une mascarade enveloppée de considérations pseudo-intellectuelles !
Bonne lecture .
Bien à vous .
JP Petitjean
Bonsoir,
Je souhaiterais savoir si des conclusions déposées par un service de l'Etat près de la Cour d'Appel peuvent être frauduleuses ? Elles donnent des informations erronées alors que le service d'Etat à la charge des informations qu'elle ne donne pas !
merci
Mon avocat ne m'a pas communiqué le bordereau des pièces justificatives, ni les pièces devant accompagner ses conclusions concernant mon dossier. Il ne m'a pas davantage communiqué les pièces justificatives de la partie adverse. Est ce normal ?