La plupart du temps, la pension alimentaire est versée mensuellement. Ce n'est qu'à titre tout à fait exceptionnel qu'elle peut prendre la forme d'un capital. Dans cette dernière hypothèse, une somme d'argent est alors versée à un organisme spécifique qui réglera ensuite la contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant sous forme d'une rente mensuelle indexée.

Le juge prend en compte, pour fixer le montant de la pension, un certain nombre d'éléments, tels que l'âge de l'enfant, son état de santé, son niveau scolaire, le milieu social auquel il appartient ..., mais il doit aussi chercher à connaître le montant des ressources et charges de chacun des deux parents.

Il n'existe aucun barème et le montant de la pension, pour une situation sensiblement identique, peut varier d'un juge à un autre.

Toutefois, il convient de noter qu'en ce qui concerne les ressources, le juge a tendance à retenir le salaire net annuel (montant qui figure sur la déclaration de revenus ou l'avis d'imposition) auquel il faut rajouter les éventels revenus annexes (revenus locatifs ou de capitaux, par exemple).

Pour ce qui est des charges, il s'agit le plus souvent :

  • des frais de loyer (ou bien de crédit et de charges de copropriété, si vous êtes propriétaire)
  • des impôts, taxes (d'habitation et foncières), redevance télévision
  • des factures d'électricité, gaz, eau, téléphone
  • des assurances ( habitation, éventuellement voiture)
  • des frais de mutuelle
  • des éventuels crédits contractés
  • des frais de cantine, scolarité, garderie, crèche
  • des frais de transport et de loisirs

La pension fixée par le juge est accompagnée d'une clause d'indexation (en général, l'indice INSEE des prix à la consommation). Il faudra donc penser à réévaluer le montant de la pension chaque année, à la date anniversaire.

La pension alimentaire est réglée par l'un des époux à l'autre jusqu'à la majorité de l'enfant ou bien, au-delà de cette majorité, jusqu'à ce que l'enfant ait terminé ses études et trouvé un travail stable dont le salaire lui permette de vivre décemment.

Il faut savoir que la pension alimentaire peut, si un fait nouveau survient (perte d'emploi ou promotion professionnelle, remariage ou nouveau concubinage, naissance d'un nouvel enfant ...), être révisée (à la hausse ou à la baisse), voire totalement supprimée.

Il appartient alors au parent, qui voit sa situation personnelle ou professionnelle modifiée, de saisir le Juge aux Affaires Familiales afin de solliciter une modification de la pension alimentaire.