Il n'existe pas de texte régissant spécifiquement ce droit, ce qui explique un certain flou artistique sur la notion et ses applications. Son fondement a pris au fil du temps plusieurs formes. D'abord, droit de propriété sur son image ; puis application des principes de la responsabilité civile délictuelle ; enfin, conception plus moderne, attribut de la personnalité.

Le droit à l'image a une autonomie controversée. Il permet, en effet, aussi de protéger l'honneur et la réputation de la personne ainsi que sa vie privée. Le droit au respect à la vie privée a, lui, fait l'objet d'un texte, l'article 9 du Code civil. Pour certains, le droit à l'image est d'ailleurs une composante du droit au respect à la vie privée. Chaque fois qu'il y a publication d'une image d'une personne dans le cadre de sa vie privée, les deux droits peuvent, en effet, se confondre. La distinction est donc malaisée.

Le droit à l'image confère également des prérogatives économiques à son titulaire qui peut la monnayer, voire en abuser honteusement (les exemples sont légions dans la presse people).

Les titulaires du droit à l'image peuvent être indifféremment des particuliers, qui souhaitent préserver leur anonymat, ou des célébrités, une part d'intimité.

Pour qu'il y ait atteinte à l'image d'une personne, il faut que cette personne soit reconnaissable sur la photographie. Si la photographie ne montre que des détails d'une personne, il faut que ces détails permettent de l'identifier. Il n'est pas nécessaire, par contre, que l'identité de l'intéressé soit mentionnée sous la photographie. L'atteinte est effective par la seule fixation de l'image indépendamment de sa diffusion. Si le sujet a pu consentir à la saisie de son image, cette autorisation ne porte pas, ipso facto, sur sa diffusion.

Ainsi, dans le cas des "vengeances sexuelles", même si le sujet de l'image a consenti à se faire prendre en photos en petite tenue, voire même en tenue d'Eve ou d'Adam, son accord ne vaut pas aussi pour la diffusion. Le sujet peut donc intenter une action en justice à l'égard de l'indélicat et du diffuseur des images et demander des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi ainsi que le retrait immédiat des images en question du site Internet du diffuseur.