Par Stéphane Boudin le lundi 16 avril 2007, 12:34
Note : tous les articles de loi mentionnés ci-dessous sont référencés dans le Code de la Propriété Intellectuelle.
Les prérogatives conférées par la loi aux auteurs sont de deux ordres : moral et patrimonial.
Le sort du droit moral de l’auteur est réglé par les articles L 121-1 et suivants. Il recouvre le droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre, le droit de divulgation et le droit de repentir. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible mais transmissible à cause de mort (article L. 121-1). Ainsi, il survit aux droits patrimoniaux, ne peut être cédé, et est exercé par les héritiers de l’auteur après sa mort.
Le droit à la paternité de l’oeuvre : c’est le droit qu’a l’auteur de se faire attribuer la filiation de son oeuvre (reconnaissance de sa qualité d’auteur et apposition de son nom), ou de garder l’anonymat. L’auteur doit cependant pouvoir faire connaître son identité à tout moment. Corrélativement, personne ne peut révéler l’identité de l’auteur sans son accord. Tout utilisateur de l’oeuvre doit faire apparaître le nom de l’auteur sous peine de sanction, dans le support de l'oeuvre.
Le droit au respect de l’oeuvre : l’auteur a le droit de s’opposer, même après la cession du support de l’oeuvre laquelle n’emporte en rien transmission des droits de l’auteur, à toute altération, modification, correction, ou addition, si minimes soient-elles. Ce droit est opposable à tous, tiers ou propriétaire du support matériel de l’oeuvre. Les atteintes à la forme et à l'esprit de l'oeuvre sont interdites.
Derniers commentaires